jeu

19

mar

2009

Le blog/bonus: Bangkok et tigres.

Bangkok. La capitale de la Thaïlande, avec ses limites invisibles et son nombre indéfini d'habitants. On parle de 10 millions environ, mais ça pourrait être entre 15 et 20 millions d'habitants, comprenant 4 à 5 millions de travailleurs illégaux. La circulation automobile y est dantesque. Bus brinquebalants, taxis rutilants de couleur rose bonbon, jaune vif, orange, vert pomme, touk-touk (sorte de pousse-pousse à moteur) tout bariolés, une multitude de deux roues de petites cylindrées, leur conducteur tantôt avec casque, tantôt sans, transportant leur femme/copine, assises en amazone sur la selle arrière ou le porte-bagage ou bien carrément toute la famille ...Je n'ai pris un touk-touk qu'une fois. Ca fume, ça pétarade et pour finir, à cause des embouteillages, on arrive plus vite à pied. Les habitants de Bangkok ont d'ailleurs l'air assez souvent surpris de voir que l'on préfère marcher, plutôt que de prendre un transport en commun qui reste bloqué dans les embouteillages. Pour les plus longues distances, j'ai préféré le métro ou le "skytrain" au touk-touk.

Les embouteillages sont innombrables, le bruit pratiquement continu de 7h le matin jusqu'à 11h le soir environ. La pollution atmosphérique doit allègrement dépasser les seuils européens. La chaleur humide (32c) accentue cette impression de saleté qui colle a la peau.
 
Partout, des petites boutiques sur des trottoirs défoncés et crasseux, qui vendent de tout et de rien a une marée humaine. De la nourriture, des jus de fruits préparés dans des conditions d'hygiène douteuse, des copies illégales de films en DVD, de l'habillement...des fleurs. Une vraie cour des miracles.

Le Durian, dont j'avais tellement entendu parlé. Célèbre pour sa mauvaise odeur, qui finalement n'est pas si terrible que ça. J'en ai goutté pour la première fois ici, c'est crémeux et sucré. Le fruit préféré des orang outangs.

Beaucoup de mendiants. J'ai donne 20 bahts (0,44c centimes d'euro) à un gars tout crasseux sans bras assis par terre, pour me rendre compte ensuite qu'il avait les bras cachés sous sa chemise...Je donne souvent aux mendiants, pas tout le temps, tout le temps, autrement j'aurais la main à la poche en permanence.
Des hommes ou des femmes vous accostent pour vous emmener voir des prostituées. Ils ou elles vous montrent des petits catalogues plastifiés avec des photos de filles dans des baignoires remplies de mousse.
-"Come mister, they will show you a good time!...cheap, beautiful young ladies..!"
-"Pas le temps, j'ai un avion a prendre..! Et puis, j'ai déjà pris un bain ce matin!.."
-"Just for one hour mister..!"
-"No time, I have a plane to catch..! "
Parfois on vous poursuit aussi avec des "sex dvd" a vendre.
-"Pas le temps, j'ai un avion à prendre...Et puis j'ai pas de TV chez moi...not interested!.."
Ces épisodes se répètent tellement souvent qu'on fini par connaître les trottoirs à éviter.
 
Inutile de dire que tout cela me change de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande.
 
A cote de ça, les thaîlandais sont très accueillants, souriants et prêts à vous aider. Quand le bus venant de l'aéroport m'a déposé en plein centre ville, je ne savais évidement pas où je me trouvais. J'avais montré une adresse de "Backpacker" (auberge de jeunesse) au conducteur du bus et il m'avait déposé là, sans plus d'explication. Me voilà donc un peu perdu dans ce quartier. Une jeune fille est venue spontanément me demander en anglais si j'avais besoin d'aide. Je lui montre l'adresse de cette auberge avec son numéro de téléphone. Elle appelle alors sur son portable pour me dire ensuite ou me rendre: "Just around the corner!".
A propos, il y a beaucoup de jolies filles ici, la réputation des thaîlandaises n'est pas usurpée.

Le dimanche, la circulation se calme un peu. Je suis allé faire un tour dans un quartier plus moderne. Sur le chemin...

...un temple... ...un temple...
...de l'encens... ...de l'encens...
...des prières. ...des prières.

Plus loin, contraste. Des bâtiments énormes, ultra-modernes, des commerces, des boutiques de luxe, les temples de l'ère moderne, et pour la première fois depuis que je suis en Thaîlande, des poubelles de recyclage.

Dans le même bâtiment, une expo sur le thème du recyclage. Ou plus exactement, comment faire du mobilier design avec ce que l'on jette a la poubelle.

Il faut dire que la pollution créée par le packaging doit suivre de très prés celle de la pollution atmosphérique. Avec les emballages d'emballages et de suremballages, la Thaïlande doit produire une quantité énorme de déchets. Où cela fini-t-il? Y-a-t-il des centres de tri? Des incinérateurs? Est-ce que l'on enterre ces déchets quelque part?
Samedi dernier j'ai visité le marché de Chatuchak, au nord de la ville. Ce marche s'étend sur plus de 9 hectares. La aussi, il y a de tout à vendre, beaucoup de contrefaçons. Des sacs à dos North Face ou Deuter, même des Quechua, à moins de dix euros. J'en ai verifié un. On se rend compte très vite qu'il s'agit de copies mais tout se vend.
 
Au départ, je me suis arrêté ici pour me faire soigner quelques dents. Il y a en Thaïlande parmi les meilleurs dentistes du monde et le top du matériel. Les prix sont jusqu'a dix fois moins élevé qu'en France.
C'est ce qui était prévu, mais ça ne va finalement pas se faire. Aprés les discussions via internet, il s'avère que le boulot (poses de bridges) demande beaucoup plus de temps que prévu. Du coup le prix est devenu trop élevé pour moi, même si ça reste bien moins cher qu'en France. Tant pis, je verrai ça plus tard.
 
Lundi dernier, je me suis rendu au Temple des tigres à coté de Kanchanaburi, à 3 heures de route au nord de Bangkok. J'avais entendu parlé de l'endroit et de ce qui s'y passe dans un reportage sur ARTE, il y a 5 ans.

 

L'abbé Phra Acharn Phusit, fondateur, en 1994, du temple aux tigres. L'abbé Phra Acharn Phusit, fondateur, en 1994, du temple aux tigres.

Les habitants de la région ont commencé par amener des animaux blessés, notamment des cerfs, aux moines bouddhistes du temple qui les ont soignés. Certains de ces animaux sont restés sur place, d'autres sont repartis dans la jungle. Puis un sanglier, lui aussi blessé, est venu de lui-même au temple. Une fois remis sur pattes, ce sanglier est parti, pour revenir le lendemain avec tout sa famille. Ensuite, tout les animaux que les villageois du coin ne voulaient plus ont été accueillis. Chevaux, poneys, buffles, chèvres etc. Enfin, en 1999, un bébé tigre a été amené, une femelle de la sous-espèce du tigre d'Indonésie, Panthera tigris corbetti. Sa mère avait été tuée par des braconniers. Apres avoir capturé le bébé, on lui avait injecté dans le cou, un produit chimique afin de  l'empailler. Pour une raison inconnue, ce bébé s'est finalement retrouvé chez les moines. Comme vous pouvez facilement l'imaginer, elle était alors en très mauvaise santé. Les moines l'ont maintenu en vie quelques mois, mais l'animal n'a pas survécu.
Tout cela s'est fait spontanément. Les moines n'avaient aucune connaissances pour s'occuper de ces animaux, ils partageaient avec eux le peu de nourriture qu'ils avaient. Pour le bébé tigre, ils s'étaient procuré du lait en poudre pour chiots et chatons.
Et puis quelques semaines plus tard, après ce premier bébé, deux autres tigres orphelins, des males cette fois ci, ont été confiés aux moines. Puis deux autres. Enfin quatre bébés femelles ont été amenés par la police après l'arrestation de braconniers. 4 mâles, 4 femelles. Plus tard, il y a eu reproduction...à l'heure actuelle, je ne sais pas combien de tigres occupent le temple. D'après ce que j'ai vu, je dirai une vingtaine au minimum.
Car on peut visiter le temple et même y passer la journée. Ne connaissant pas le pays et n'ayant pas le temps de chercher, j'ai fait ce que je n'ai pas l'habitude de faire. J'ai réservé un minibus qui emmène les touristes depuis Bangkok, voir le pont de la rivière Kwai avant de visiter le temple aux tigres.

Le pont de la rivière Kwai. Un célèbre film retrace l'histoire de ce pont durant la 2ème guerre mondiale. La frontière birmane n'est pas loin, une quinzaine de kilometre...

Je conseillerai à ceux que ça intéresse de partir à Kanchanaburi, et d'utiliser cette ville comme point de départ pour explorer le coin. Le pont n'est pas loin et surtout on peut passer la journée entière au temple, et même prendre le petit déjeuner en compagnie des moines et des tigres.
Pour ma part, en raison du programme de la journée, je n'ai pu resté que deux heures environ dans l'enceinte de cet endroit très particulier.

Le lieu où se déroule les séances photos avec les tigres.

Les tigres paraissent drogués. On a en effet l'impression que l'on pourrait presque faire ce que l'on voudrait d'eux. De vraies carpettes!

A ce sujet, j'ai questionné un bénévole occidental qui travaille là depuis 8 semaines. D'après lui, les tigres ne sont absolument pas drogués. Cela en ferait, en fin de compte, des animaux plus dangereux.
D'autres raisons expliqueraient l'inertie de ces gros félins durant la séance photo:
-Cette séance se déroule entre 13 et 16h, le moment le plus chaud de la journée quand ces animaux, à l'état sauvage, sont inactifs.
-Depuis très jeunes, ils sont manipulés par des humains. Ils n'en ont plus peur.
-Pendant la séance photo, le personnel verse de l'eau sur les animaux pour les rafraîchir. Le tigre est le seul félin qui apprécie l'eau.
Et puis, est-ce que les massages sur l'emplacement de leur "3ème oeil", prodigués par les religieux depuis leur arrivée au temple, aident les tigres à "alléger" leur nature animale?  C'est la croyance des moines en tout cas.
Pourtant, quelques précautions, infimes, sont prises. Les griffes des gros félins sont limées. Bien que libres de leur mouvement, ils sont attachés, lors de la séance photo, par un collier relié au sol par une chaîne. Ils ne sont nourris qu'avec de la viande cuite. Du poulet principalement, du bœuf occasionnellement. Cuite, donc débarassée de son sang, ceci afin de leur en enlever le goût, les rendant ainsi "moins" dangereux. Au cours de la séance photo, on est accompagné par un membre du personnel qui vous prend par la main pour passer d'un tigre à un autre. Cette précaution permet d'exercer un contrôle sur les va et vient d'un public nombreux, minimisant ainsi les risques d'une réaction brusque de la part de l'un des tigres.

C'était l'heure de la sieste. Ah bon! vous aviez deviné!? C'était l'heure de la sieste. Ah bon! vous aviez deviné!?

Enfin, pendant la séance photo, il est interdit de porter un chapeau ou une casquette. Je n'ai pas pensé à en demander la raison, mais je crois que les chasseurs et les braconniers portent souvent un couvre-chef et il faut à tout prix éviter tout ce qui peut rappeler un danger quelconque à ces animaux....

L'un des plus gros tigres présents ce jour-là. Le tigre d'Indonésie est le deuxième plus imposant au monde avec ses 150 à 170 kg. A traiter avec RESPECT, même quand l'animal somnole... L'un des plus gros tigres présents ce jour-là. Le tigre d'Indonésie est le deuxième plus imposant au monde avec ses 150 à 170 kg. A traiter avec RESPECT, même quand l'animal somnole...
On sent bien que c'est quand même autre chose qu'un simple chat... On sent bien que c'est quand même autre chose qu'un simple chat...

Il y a un autre emplacement autour du temple où l'on peut approcher des bébés tigres qui sont nés sur place.

5 mois et dejà une machoire capable de broyer un fémur 5 mois et dejà une machoire capable de broyer un fémur

Alors, est-ce que ces tigres sont drogués?
J'aimerais penser que non, mais je ne peux rien affirmer.
Il y a possibilité de travailler comme bénévole au temple des tigres. Nourri, logé pour une période d'un mois minimum. Voila sans doute le moyen de savoir s'ils sont sous l'emprise d'un sédatif lors des séances photos journalières. Et quelle expérience ce serait!
 
Mais quelle est la finalité de tout ça?
Il est évident que ces tigres ne seront jamais relâchés dans la nature. Ils sont bien trop habitués à la présence humaine. Cette première génération de félin sert à générer des revenus. Ces revenus seront utilisés pour la construction d'un parc, toujours dans l'enceinte du temple, où les tigres à venir seront élevés et soignés mais tenus à l'écart du public. Par la suite, ces animaux seront relâchés dans la jungle pour tenter de sauver l'espèce de l'extinction.
 
Au nord de la Thaïlande, dans la région de Chiang Mai, se trouve un camp d'éléphants que l'on peut aussi visiter. Une trentaine d'éléphants occupent les lieux. Peut-être y-est-il possible d'y faire du travail bénévole. Là, les pachydermes trouvent un petit paradis après une vie de labeur ou de mauvais traitements. Cette aventures a commencé en 1995. Sandguen "Lek" Chailert a fondé ce sanctuaire pour défendre les droits de l'éléphant d'asie.
Pour plus d'infos www.elephantnaturefoundation.org ou www.elephantnaturepark.org
Si vous vous rendez un jour en Asie et que vous décidez de rencontrer des éléphants, renseignez-vous bien sur la réputation du parc ou des propriétaires des animaux à qui vous donnerez votre argent. Il y a souvent de l'abus...
 
Apres les tigres, retour à Bangkok où, le surlendemain, j'ai visité un temple très connu, celui du Bouddha allongé. Je ne connais pas assez les us et coutumes du bouddhisme, je vais donc terminer par quelques photos prises autour de ce temple.

Au cours des trois derniers mois, j'ai été un consommateur effréné. Ce type de voyage est de plus en plus dommageable à la planète, nous sommes de plus en plus nombreux a voyager. Même une donation à www.actioncarbone.org (voir tout premier blog) ne suffit pas.
En disant cela, je ne cherche pas à empêcher qui que ce soit de partir découvrir le monde. Ce serait mal venu de ma part. Simplement, réfléchissez bien avant d'entreprendre une action, mettez-y tout votre cœur, avec discernement.
Allez, à plus, et quoique vous fassiez, faites le bien.
Olivier.
PS: Au fait, c'est pas la grève en France aujourd'hui?

0 commentaires

mar

10

mar

2009

Réflexions.

Après presque 3 mois sur la route, me voila arrivé au terme de ce voyage en Australie et en Nouvelle-Zélande.
En repensant à tout ce que j'ai pu voir ou revoir durant mon séjour dans la région de Brisbane, il est évident que beaucoup de choses ont changé dans le quart sud-est du Queensland.

Il y a 15 ans, j'habitais Brisbane, une ville plutot endormie, étendue mais calme. Aujourd'hui, le gouvernement du Queensland n'arrive pas à faire face à l'afflux de population venant d'autres états d'Australie, de Nouvelle-Zélande et même du reste du monde. Tout va trop vite et les nouvelles routes, nouveaux ponts et tunnels n'empêchent pas la ville et sa banlieue d'être pris dans des embouteillages, chose impensable il y a quelques années. (Je tape ce blog depuis Bangkok, et là, question, embouteillages, ce n'est pas triste. Dans toutes les grandes villes d'Asie la situation est similaire. Il parait même que Djakarta expérimente des embouteillages 24h/24h!).
En fait nous, les humains, continuons de nous comporter comme si la planète pouvait nous soutenir éternellement à un rythme toujours croissant, malgré les signaux d'avertissements qu'elle nous envoie désespérément. Les australiens, comme tout les humains ne font pas exception.
L'économie du Queensland est toujours la plus solide du pays, la crise mondiale s'y fait aussi sentir mais, pour l'instant, moins que dans le reste du pays.
Beaucoup de monde vient donc s'installer dans cette région pour y trouver du travail et un style de vie agréable. Style de vie agréable, oui, mais pour combien de temps encore? N'oubliez pas qu'il y a un peu plus d'un an, Brisbane était au bord de la panne sèche, son unique réservoir d'eau potable étant pratiquement vide.
Le CSRIO (le CNRS australien), vient d'ajouter à la liste des espèces australiennes proche de l'extinction, 20 nouveaux noms. D'après les spécialistes, si rien n'est sérieusement fait immédiatement, ces espèces auront disparu dans 10 ans. 10 ans! A l'échelle de l'évolution cela ne représente rien. Pourtant, partout dans le monde, ce scénario se répète. Nous en sommes tous les témoins et souvent aussi les acteurs inconscients.
Il est vrai que les disparitions d'espèces ont toujours eu lieu. Toutefois, ces disparitions se font actuellement à un rythme beaucoup plus rapide que ce que la planète a connu durant son histoire. Sauf peut-être quand les dinosaures ont été balayés de la surface du globe.
Alors que se passe-t-il devant nos yeux?
Essayons d'imaginer une coupe remplie d'eau à ras bord. Le liquide représente toute la diversité du vivant sur notre belle planète. Tout les 100.00 ans (200.000 ans?, 300.000 ans?, 1 millions d'années?..), une goutte tombe dans la coupe. Cet ajout représente une nouvelle espèce. La coupe étant pleine, cette nouvelle espèce en élimine une autre en la remplaçant, il n'y a donc pas de perte de biodiversité. Aujourd'hui, l'homme moderne vient de donner un grand coup de pied dans la coupe et son contenu est renversé sur le sol. C'est la perte massive de biodiversité. (J'ajoute ici un lien qui éclairera la lanterne de ceux qui ne sont pas familiers avec ce terme
http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosbiodiv/index.html)
Heureusement, grâce au travail fourni par certains, on peut espérer que, dans quelques cas, quelques espèces seront sauvegardées. Je pense aux bénévoles de tout pays qui, anonymement, donnent de leur temps pour conserver la biodiversité de leur petit bout de planète respectif.
De nombreuses associations à but non-lucratif travaillent dur pour tenter de freiner les effets dévastateurs de la surpopulation, de l'avidité et de l'ignorance des humains. Je pense à Greenfriends (http://www.amma-europe.org/french/oeuvres_caritatives/041207green.htm), association déjà citée dans le blog du 8 décembre, l'association du feu solaire ( www.feusolaire.org ),  l'association "A pas de loup" ( www.apasdeloup.org ) ou encore Kokopeli ( www.kokopeli.asso.fr ). Et puis il y a des amis proches tels que Ian Cleary, Eva Cantavenera, Eerick Wissenz et bien d'autres encore qui chacun à leur manière agissent pour faire évoluer les choses.
La liste n'est pas exhaustive, je n'ai cité que les associations dont je suis membre et les personnes qui sont proches de moi.
De par le monde, des millions de citoyens de la planète se mobilisent afin de laisser une empreinte plus légère sur leur environnement. Ca n'est pas toujours facile de se discipliner. Moi aussi, par moments, j'oublie de faire attention à ce que je fais...ce voyage, par exemple, pèsera très lourd dans mon bilan carbone à venir...
Il y a aussi des personnes bien connues telles que Jane Goodall avec les chimpanzés, Birute Galdikas avec les orang outans, Edward O. Wilson, biologiste américain créateur du terme "biodiversité", David Suzuki au Canada, les moines du temple bouddhiste De Wat Pa en Thailande (  http://www.tigertemple.org/Eng/index.php )... Amma la gourou indienne qui donne l'accolade à qui veut bien recevoir de la compassion, ou, plus près de chez nous, Hubert Reeves, Claude Bourguignon, Jean-Marie Pelt...les choses évoluent donc aussi dans le bon sens, le plus souvent sans beaucoup d'aide des gouvernements...En France, par exemple, qu'est-il advenu du Grenelle de l'environnement?
Mais pourquoi est-il si important de sauvegarder la biodiversité de notre planète? 
Je suis personnellement convaincu qu'un insecte, un tigre, un poisson, un brin d'herbe, une bactérie etc, font partie intégrante de nous même. Nous provenons tous des mêmes poussières d'étoiles ou, si vous préférez, nous partageons les mêmes atomes, mais pas seulement. Chaque fois qu'une espèce disparaît, à cause de nos actions, c'est un peu de nous même qui s'éteint, un peu de notre conscience collective qui s'étiole encore.
 
"Si la surface de la terre était aussi plate et morne que celle de la lune, il en serait de même de notre conscience."
 
Thomas Berry.
 
Même si l'on n'aura jamais la chance d'aller observer un orang outang dans sa foret de Bornéo ou un koala en Australie, n'est-il pas réconfortant de savoir que nous partageons la planète avec ses autres formes de vie?
Souhaitons-nous vraiment nous retrouver seuls un jour sur terre? Dans un monde sans surprise, sans mystère, sans nature sauvage?
Sans aller jusqu'à la perte de notre conscience collective, pourrait-on survivre sans la biodiversité qui nous entoure? Je ne le crois pas. Nous dépendons d'elle pour notre survie.
Imaginons 4 humains, 2 couples, libérés sur une vaste étendue de forêt. Sources, gibiers, fruits y seraient abondants...
Imaginons 4 autres personnes, encore une fois 2 couples, ayant les mêmes capacités d'adaptations que ceux du premier groupe et plaçons-les sur une vaste dalle de béton.
Lequel des deux groupes aurait le plus de chance de survie?
 
L'environnement en Nouvelle-Zélande aussi a été mis a mal par l'homme.
Les maoris, déjà, avaient réussi à mener à l'extinction nombres d'espèces, le Moa étant peut-être le cas le plus célèbre.
Lorsqu'ils sont partis à la recherche de nouvelles terres à conquérir, les maoris avaient emmené avec eux des poules, des cochons, et des patates douces, afin d'avoir à bord de leurs embarcations des réserves de nourritures assurées.
Il y a 800 ans environ, lorsqu'ils accostèrent pour la première fois sur Aoteorea (appelée aujourd'hui Nouvelle-Zélande par les européens), les maoris découvrirent un pays regorgeant d'oiseaux faciles à capturer puisque n'ayant, jusque là, jamais rencontrer d'humains. Certains de ces oiseaux avaient même perdu la capacité de voler. Les maoris se sont alors débarrassés de leur réserve de nourriture et il se sont jetés sur la faune, en l'occurrence l'avifaune, sans trop penser à gérer correctement leur environnement. Pourtant, ils portaient envers la nature un certain respect mais cela ne les a pas empêché de se retrouver, au bout de quelques centaines d'années, au bord de la famine. De cette situation a découlé des guerres incessantes entre tribus pour s'approprier les ressources de nourriture. Certains anthropologues pensent que les maoris sont aussi devenus cannibales pour cette même raison, parce qu'ils n'ont pas su gérer leur environnement, (les maoris croyaient aussi qu'en mangeant le cerveau d'un ennemi tué au combat, ils acquéraient son intelligence, ou son courage en mangeant son coeur...).
Cette incapacité des maoris a géré leur environnement, n'est-t-elle pas le reflet de ce qui se passe en ce moment, mais a l'échelle de la planète? Nous sommes aujourd'hui très nombreux sur terre. Avec notre technologie, et surtout l'usage que l'on en fait, ainsi que l'avidité dont nous pouvons faire preuve, nous avons transforme la planète en une petite île qui ne réussira pas à nous supporter encore très longtemps. Comme les maoris en leur temps, en somme.
Je me m'étendrai pas sur les dégâts causés par l'arrivée en Nouvelle-Zélande des colons blancs mais, sachez que ce qui a pris des centaines d'années aux maoris à détruire, les blancs, en bien moins de temps, ont fait pire. Toujours la technologie utilisée a mauvais escient...
 
Alors, y-a-t-il une solution à cette spirale auto-destructive dans laquelle les humains, toutes races confondues, semblent être pris?
Je me dis que le seul vrai moyen de se sortir de cette spirale est de respecter les autres formes de vie qui nous accompagnent et de les considérer comme sacrées. Je pense que la science seule ne pourra jamais solutionner les problèmes qui se profilent à l'horizon proche ou lointain. Au contraire, quand elle trouve la solution à un problème, la science en crée un nouveau. Je ne jette pas la pierre à cette discipline qui a tout de même réussi à rendre, dans certains cas, nos vies plus faciles, mais je pense que la science sans compassion ne pourra pas nous sortir de l'ornière dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui. Compassion. Je suis convaincu que c'est dans cette état d'esprit que nous trouverons la solution. C'est pour cette raison que je parle à nouveau d'Amma. Si vous voulez en savoir plus,  http://www.amma-europe.org/french/qui_est_amma/qui_est_1.htm  .Je ne connais pas d'autres maîtres spirituels qui parlent autant de la nature et de sa sauvegarde.
 
Vous trouverez ci-dessous un texte émouvant, que certain(e)s d'entre vous doivent sûrement connaître et qui, en somme, parle de compassion mais aussi d'humilité. Ce texte est la réponse du chef Seattle au gouvernement américain qui ,en 1854, lui proposait de lui acheter sa terre:

 

La fin de la vie et le début de la survivance.

 

Comment pouvez-vous acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre ?

L’idée nous paraît étrange.

Si nous ne possédons pas la fraîcheur de l’air et le miroitement de l’eau, comment est-ce que vous pouvez les acheter ?

Chaque parcelle de cette terre est sacrée pour mon peuple. Chaque aiguille de pin luisante, chaque rive sableuse, chaque lambeau de brume dans les bois sombres, chaque clairière et chaque bourdonnement d’insecte est sacré dans le souvenir de mon peuple. La sève qui coule dans les arbres transporte les souvenirs de l’homme rouge.

Les morts des hommes blancs oublient le pays de leur naissance lorsqu’ils vont se promener parmi les étoiles. Nos morts n’oublient jamais cette terre magnifique, car elle est la mère de l’homme rouge. Nous sommes une partie de la terre, et elle fait partie de nous. Les fleurs parfumées sont nos sœurs ; le cerf, le cheval, le grand aigle, ce sont nos frères. Les crêtes rocheuses, les sucs dans les prés, la chaleur du poney et l’homme -tous appartiennent à la même famille.

Aussi lorsque le Grand Chef à Washington envoie dire qu’il veut acheter notre terre, demande-t-il beaucoup de nous. Le Grand Chef envoie dire qu’il nous réservera un endroit de façon que nous puissions vivre confortablement entre nous. Nous considérons donc votre offre d’acheter notre terre. Mais ce ne sera pas facile. Car cette terre nous est sacrée.

Cette eau scintillante qui coule dans les ruisseaux et les rivières n’est pas seulement de l’eau mais le sang de nos ancêtres. Si nous vous vendons de la terre, vous devez vous rappeler qu’elle est sacrée et que chaque reflet spectral dans l’eau claire des lacs parle d’évènements et de souvenirs de la vie de mon peuple. Le murmure de l’eau est la voix du père de mon père.

Les rivières sont nos frères, elles étanchent notre soif. Les rivières portent nos canoës et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devez désormais vous rappeler et l’enseigner à vos enfants, que les rivières sont nos frères et les vôtres, et vous devez désormais montrer pour les rivières la tendresse que vous montreriez pour un frère.

Nous savons que l’homme blanc ne comprend pas nos mœurs. Une parcelle de terre ressemble pour lui à la suivante car c’est un étranger qui arrive dans la nuit et prend à la terre ce dont il a besoin. La terre n’est pas son frère, mais son ennemi, et lorsqu’il l’a conquise, il va plus loin. Il abandonne la tombe de ses aïeux, et cela ne le tracasse pas. Il enlève la terre à ses enfants et cela ne le tracasse pas. La tombe de ses aïeux et le patrimoine de ses enfants tombent dans l’oubli. Il traite sa mère, la terre, et son frère, le ciel, comme les moutons ou les perles brillantes. Son appétit dévorera la terre et ne laissera derrière lui qu’un désert.

Je ne sais pas. Nos mœurs sont différentes des vôtres. La vue de vos villes fait mal aux yeux de l’homme rouge. Mais peut-être est-ce parce que l’homme rouge est un sauvage et ne comprend pas.

Il n’y a pas d’endroit paisible dans les villes de l’homme blanc. Pas d’endroit pour entendre les feuilles se dérouler au printemps, ou le froissement des ailes d’un insecte. Mais peut-être est-ce parce que je suis un sauvage et ne comprends pas. Le vacarme semble seulement insulter les oreilles. Et quel intérêt y-a-t-il à vivre si l’homme ne peut entendre le cri solitaire de l’engoulevent ou le palabre des grenouilles autour d’un étang la nuit? Je suis un homme rouge et ne comprend pas. L’indien préfère le son doux du vent s’élevant au-dessus de la surface d’un étang, et l’odeur du vent lui-même, lavé par la pluie de midi ou parfumé par le pin pignon.

L’air est précieux à l’homme rouge car toutes choses partagent le même souffle -la bête, l’arbre, l’homme, ils partagent tous le même souffle. L’homme blanc ne semble pas remarquer l’air qu’il respire. Comme un homme qui met plusieurs jours à expirer, il est insensible à la puanteur. Mais si nous vous vendons notre terre, vous devez vous rappeler que l’air nous est précieux, que l’air partage son esprit avec tout ce qu’il fait vivre. Le vent qui a donné à notre grand-père son premier souffle a aussi reçu son dernier soupir. Et si nous vous vendons notre terre, vous devez la garder à part et la tenir pour sacrée, comme un endroit où même l’homme blanc peut aller goûter le vent adouci par les fleurs des prés.

Nous considérerons donc votre offre d’acheter notre terre. Mais si nous décidons de l’accepter, j’y mettrais une condition : l’homme blanc devra traiter les bêtes de cette terre comme ses frères.

Je suis un sauvage et je ne comprends pas d’autre façon de vivre. J’ai vu un millier de bisons pourrissant sur la prairie, abandonnés par l’homme blanc qui les avait abattus d’un train qui passait. Je suis un sauvage et je ne comprends pas comment le cheval de fer fumant peut être plus important que le bison que nous ne tuons que pour subsister.

Qu’est-ce que l’homme sans les bêtes? Si toutes les bêtes disparaissaient l’homme mourrait d’une grande solitude de l’esprit. Car ce qui arrive aux bêtes arrive bientôt à l’homme. Toutes choses se tiennent.

Vous devez apprendre à vos enfants que le sol qu’ils foulent est fait des cendres de nos aïeux. Pour qu’ils respectent la terre, dites à vos enfants qu’elle est enrichie par les vies de notre race. Enseignez à vos enfants ce que nous avons enseigné aux nôtres, que la terre est notre mère. Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre. Si les hommes crachent sur le sol, ils crachent sur eux-mêmes.

Nous savons au moins ceci : la terre n’appartient pas à l’homme : l’homme appartient à la terre. Cela, nous le savons. Toutes choses se tiennent comme le sang qui uni une même famille. Toutes choses se tiennent.

Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre. Ce n’est pas l’homme qui a tissé la trame de la vie : il en est seulement un fil. Tout ce qu’il fait à la trame, il se le fait à lui-même.

Même l’homme blanc, dont le Dieu se promène et parle avec Lui comme deux amis ensemble ne peut être dispensé de la destinée commune. Après tout, nous sommes peut-être frères. Nous verrons bien. Il y a une chose que nous savons, et que l’homme blanc découvriras peut-être un jour, c’est que notre Dieu est le même Dieu. Il se peut que vous pensiez maintenant le posséder comme vous voulez posséder notre terre, mais vous ne pouvez pas. Il est le Dieu de l’homme, et sa pitié est égale pour l’home rouge et le blanc. Cette terre Lui est précieuse, et nuire à la terre c’est accabler de mépris son créateur. Les blancs aussi disparaîtront : peut-être plus tôt que toutes les autres tribus. Contaminez votre lit, et vous suffoquerez une nuit dans vos détritus.

Mais en mourrant vous brillerez avec éclat, ardents de la force du Dieu qui vous a amenés jusqu'à cette terre et qui pour quelque dessein particulier vous a fait dominer cette terre et l’homme rouge. Cette destinée est un mystère pour nous, car nous ne comprenons pas lorsque tous les bisons sont massacrés, les chevaux sauvages domptés, les coins secrets de la forêt chargés du fumet de beaucoup d’hommes et la vue des collines en pleines fleurs ternies par des fils qui parlent. Où est le hallier? Disparu. Où est l’aigle? Disparu.

La fin de la vie et le début de la survivance. 

Voilà des paroles pleines de sagesse sur lesquelles méditer.
Voilà comment nous devrions considérer la nature. Comme une sœur et non comme une marchandise. Enfin, c'est comme ça que je le ressens parce qu'il me semble qu'au jour d'aujourd'hui, l'intellect a montré ses limites. Croire que la science peut résoudre tout les problèmes ou pas n'est finalement pas le sujet. Ce qui compte vraiment, c'est d'agir en accord avec ce que l'on ressent au fond de soi. C'est facile, il suffit d'écouter son cœur.
Peut-on comparer l'Australie et la Nouvelle-Zélande?
L'Australie et La Nouvelle-Zélande sont dotées de deux environnements naturels bien contrastés.
L'Australie est plate, son sommet se trouvant à 2200 mètre. Les immenses étendues qui composent ce pays sont peu accidentées, parfois même en dessous du niveau de la mer.
C'est un continent au caractère véritablement différent du reste de la planète. Le climat y est rude, implacable, extrême ( il y a quelques semaines pendant que le Victoria, au sud du pays, brûlait, le nord tropical était inondé par des pluies diluviennes). Rude climat donc, et certains australiens ressemblent parfois à leur pays. Les distances à parcourir pour aller d'un point à un autre rendent les conditions de vie plus difficiles encore. Ce n'est pas un pays à l'échelle humaine.
 
La Nouvelle-Zélande, au contraire, donne l'impression d'être plus européenne. Le climat y est plus tempéré, les distances sont moindres. Les oiseaux plus calmes aussi (on est pas réveillé à 4 heures du matin par leur piaillements).
Du coup les néo-zélandais sont un peu plus "raffinés" que leur cousins australiens.
Il y a une vingtaine d'années, la brasserie Steinlager, bière néo-zélandaise, avait lancé une campagne de publicité à Londres. Sur de grands panneaux, une bouteille de Steinlager, avec une question:
Qu'appelle-t-on un australien sophistiqué?
Réponse: un nouveau-zélandais!
 
Alors, peut-on comparer ces deux pays?
Ils est certain qu'ils ont des points communs. Tout les deux font partie du Commonwealth, ce sont des pays jeunes qui ont un passé et une histoire en commun. A l'autre bout du monde, ils sont cousins.
La nature, bien que différente dans les deux pays, y est fascinante. L'Australie me donne tout de même l'impression d'être plus sauvage en raison des distances et du climat plus dur qui y règne.
En revanche, la voiture est reine dans les deux pays. Si l'on n'a pas son propre moyen de transport, il devient compliqué de se déplacer. Ces complications sont exacerbées en Australie, ce continent étant si vaste.
En cherchent sur le net, je ne suis pas parvenu a trouver le classement des pays les plus pollueurs au monde. L'Australie serait le troisième plus gros pollueur par habitants après les Etats-Unis et la Chine qui vient de prendre la première place avec dix ans d'avance sur ce qui avait été calculé. Quand on dit que tout s'accélère! La société australienne est celle d'une consommation à tout va, où le gaspillage est non seulement bienvenu mais souhaité. (Notez que c'est la tendance dans le monde entier aujourd'hui). En Australie, parce que abondant et bon marche, on brûle du charbon pour produire la majeur partie de l'électricité consommée dans le pays. Une tonne de charbon brûlée, dégage 3 tonnes de dioxyde de carbone dans l'atmosphère. Comme je le disais dans le blog du 31 décembre, l'Australie est un désastre écologique et je me demande pendant encore combien de temps ce pays va pouvoir continuer à fonctionner de cette manière. Ce qui se passe autour de la planète n'est pas brillant non plus. Ici à Bangkok, comme dans toute l'Asie du sud-est, ce n'est triste. Taux de pollution atmosphérique qui dépassent l'entendement, consommation effrénée, production en masse d'objets inutiles... Lorsque cette guerre, car il s'agit bien d'une guerre contre l'environnement, va s'arrêter net faute de ressources, on verra ce qui se passera. Finalement la crise économique actuelle va peut-être donner un peu de répits a la planète
Mais je m'égare.
D'après mes recherches, la Nouvelle-Zélande serait le 6ème plus gros pollueur du monde par habitants toujours après la Chine. Helen Clarke, l'ancien premier ministre de Nouvelle-Zélande, avait déclaré il y a quelques années que son pays pouvait devenir le premier au monde a être doté d'une "économie propre", c'est-à-dire n'utilisant que des énergies renouvelables. Helen Clarke était peut-être sincère, mais il y a eu un changement de gouvernement depuis. Qu'elle ait été sincère ou pas, les néo-zélandais sont-ils prêts à abandonner leur style de vie? Là-bas aussi la voiture y est reine. Sur les longues distances, il revient moins cher de se déplacer en avion plutôt qu'en bus. Il est aussi meilleur marché pour un néo-zélandais d'aller passer ses vacances en Australie, distante de 2000 km environ, plutôt que chez lui!? Il me semble que les lobbies pétroliers soient les décideurs de l'endroit ou un "kiwi" va passer ses vacances, ou de quel moyen de transport il va utiliser pour se déplacer dans son pays.
Je disais dans le blog du 3 janvier que les néo-zélandais, comme beaucoup d'habitants du nouveau monde, prennent la vie du bon coté. C'est vrai. Ils ont développé l'industrie touristique de leur pays autour du thème "terrain de jeu". On peut effectivement voir les choses de cette manière. Pourtant, il y a tellement plus à gagner quand on prend le temps d'explorer la nature en la considérant comme un endroit où se ressourcer et même où méditer. Bien sur il faut de tout pour faire un monde et chacun voit midi à sa porte... Mais tout de même, aller sur un glacier en hélicoptère, faire du quad (moto à 4 roues) dans le silence d'une forêt ou dévaler une rivière à bord d'un "jet-boat" à plusieurs dizaines de kilomètre à l'heure, je ne vois franchement pas l'intérêt. Si l'on est amateur de sensations fortes, ne vaudrait-il pas mieux passer ses vacances sur un circuit?

Notez le "wilderness adventures" sur le panneau qui invite les touristes à venir faire, soit du "river-jet", bateau sans hélice très rapide, soit de l'hélicoptère.
 
"Wilderness adventures" pourrait se traduire par "Venez expérimentez la nature sauvage" mais avec un moteur tournant à plein régime dans les oreilles"...Ouais, bof...je préfère le kayak.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les bons plans de ce voyage:

Le kayaking sur la riviere Noosa (Aust).
 
La côte au nord de Kerikeri en Nouvelle-Zélande.
 
"Honey Moon valley", la propriété de Beth (NZ).
 
Les dauphins de Tauranga (NZ).
 
Les discussions philosophiques avec Peter Bacchus (NZ).
 
Le Queen Charlotte Sound (NZ).
 
Le "Heaphy track" (NZ).
 
James et Robyn à Mapua (NZ).
 
Le kayaking dans le parc national d'Abel Tasman (NZ), malgré les crampes.
 
Le parc national de Fiordland (NZ).
 
Le Millford Sound (NZ), parce que je me suis sérieusement demandé à quelle altitude ça se trouve, alors que c'est au niveau de la mer.
 
Le concept du  WWOOFING originaire de Nouvelle-Zélande.
 
Les 2 co-fondateurs de Greenpeace qui vivent en Nouvelle-Zélande.
 
Curio Bay, malgre la tempête (NZ).
 
Oamaru et les pingouins (NZ).
 
Aoraki/Mount Cook (NZ), et ses décors tout droit sortis du film "le seigneur des anneaux".
 
La péninsule de Banks, Akaroa et les dauphins Hector (NZ).
 
Les amis retrouvés...et les amitiés créées (Aust/NZ).
 
Les gens accueillants et serviables dans les deux pays, peut-être plus encore en Nouvelle-Zélande.

 

Les moins bons plans:

 

Le logement insalubre des woofers à Kerikeri (NZ).
 
Le stop un peu galère entre Picton et Nelson (NZ).
 
La dydimo, Didymosphenia geminata , algue introduite qui bloque et pollue de nombreux cours d'eau et rivières en Nouvelle-Zelande.
 
Les ados d'une banlieue de Brisbane, que j'ai surpris en train de tuer des oiseaux en leur jetant des pierres, parce que, je cite, " on s'ennui! " (Aust.).
 
Les "sandflies" en grand nombre et presque partout en Nouvelle-Zélande.
(voir la petite histoire ci-après).
 
Pareil pour les moustiques en Australie.

Légende maori a propos des "sandflies"*
D'après la légende, en découvrant les beautés naturelles des fiords, Hinenuitepo, la déesse du monde souterrain eu peur que les hommes ne décident d'y vivre pour toujours. Pour leur rappeler leur fragilité et leur mortalité, elle libera les namus (sandflies) et leur ordonna de se rendre dans les fiords.

*Petite mouche qui pique comme un moustique.

J'ai choisi cette histoire, tant les "sandflies", petit insecte de taille insignifiante, peuvent rendre la vie pratiquement impossible aux humains. Ces insectes sont très nombreux dans les fiords, (sounds), en forêt ou sur certaines plages. On peut les repousser en s'aspergeant d'une crème ou d'une huile, de préférence à base de produits naturels, mais ce ne sera que provisoire. Ces petites mouches auront toujours le dernier mot parce que c'est dans l'ordre des choses et peut-être aussi parce que c'est dans leur nature de nous rappeler que l'on ne peut pas toujours tout contrôler, comme avec les OGM, par exemple. En somme, les "sandflies" nous rappelle que nous sommes finalement bien fragiles et pas éternels sur cette terre. Elle remplissent parfaitement le rôle que Hinenuitepo leur a donné.
 
Et que dire d'un arbre?
Sans lui pas d'ombre sous laquelle s'abriter en été, pas de bois pour se chauffer en hiver, pas de papier pour y écrire des poèmes (ou remplir sa feuille d'impôts, c'est selon). L'arbre nous accompagne tout au long de notre vie, du berceau jusqu'au cercueil. Il purifie l'air et l'eau, retient la terre avec ses racines, abrite et nourrit un nombre incalculable d'espèces vivantes.
 
Bien sur sans les humains, il n'y aurait aucune forme d'art sur terre, pas de musique, pas de sculpture, pas de peinture et pas d'humour non plus. Il est également vrai que pour fabriquer un violon, il faut les mains d'un homme. Pourtant il est tout aussi vrai qu'il faut un arbre et cela, les humains ont trop souvent tendance à l'oublier.
 
C'est bien dommage, car ensemble, l'arbre et l'homme, l'homme et la nature, pourraient composer la plus belle des symphonies...
 
Voila, c'est la fin de ce dernier blog. J'ai le sentiment qu'il fait un peu fouillis. Il y a plein d'idées qui s'y bousculent. Peut-être y-a-t-il là, matière à ouvrir un ou plusieurs débats par le biais d'un forum? A voir...n'hésitez pas a faire le premier pas si le cœur vous en dit...
 
J'espère que vous aurez apprécié ce voyage-partage. Je n'ai, malgré tout, fait que survoler la nature magnifique de cette partie du monde.
Tout au long de ces semaines, j'ai souhaité vous faire ressentir presque en "direct live" mes expériences et mes sentiments. Cela les a véritablement rendu plus excitants. Grâce à vous et à la nature grandiose, je n'étais pas complètement seul, contrairement a Chris, le jeune héros malheureux de "Into the wild", qui s'est rendu compte trop tard que "le bonheur n'existe vraiment que s'il est partagé".

"The magic bus", à la "Into the wild", Mapua, janvier 2009. "The magic bus", à la "Into the wild", Mapua, janvier 2009.

A bientot, sur le net, Facebook ou face à face pour discuter, sourire, échanger, apprendre, philosopher et rire.

Olivier.

0 commentaires

jeu

05

mar

2009

Les dauphins parmi les plus rares et la France au bout du monde.

Quelque part en Nouvelle-Zélande se trouve la péninsule de Banks.

Là, et dans quelques autres parties de la côte de l'île du sud, vit l'une des espèces de dauphins les plus rares au monde. Le dauphin d'Hector, Cephalorhynchus hecton, Tutumairekurai en maori, ne dépasse pas les 6500 à 7000 individus. Il est endémique à la Nouvelle-Zélande et est aussi le plus petit des dauphins au monde avec une longueur de 1.40m maximum. L'autre particularité de ce dauphin est sa nageoire dorsale arrondie et noire.

Photo trouvée sur le net. Photo trouvée sur le net.

Il y a quelques semaines deux "Hector" ont été formellement identifiés sur l'île du nord, dans le port de Wellington, la capitale du pays. Les spécialistes se demandent encore comment ils ont pu arriver là, l'île du nord ne faisant, normalement, pas partie de leur territoire. Le "Hector" a été nomme après Sir James Hector (1834-1907), premier directeur du muséum de Nouvelle-Zélande. Il existe aussi une sous-espèce du dauphin Hector ne comptant que 110 individus environ. 
 
Pour 50 euros, j'ai eu le privilège  d'aller nager avec ces mammifères. Il me restait deux jours a passer en Nouvelle-Zélande et après les alpes, je m'étais dit que je ne pourrai pas trouver plus contrasté et plus fameux que de me rendre dans la péninsule de Banks qui ne se trouve qu'à 80km de Christchurch, la ville d'où j'ai, deux jours plus tard, décollé pour l'Australie.

 

La peninsule de Banks, formée il y a entre 11 et 18 millions d'années par deux volcans aujourd'hui éteints. Lorsqu'ils étaient en activité ces deux volcans atteignaient la hauteur de 1500 m environ.

Pour en revenir aux dauphins, le "Hector" ayant des mœurs différents du dauphin commun, que j'avais croisé au large de Tauranga (voir blog du 29 janvier), j'ai eu très peu d'occasion de prendre des photos ou des vidéos de ce rare mammifère marin. Ils sont évidement bien moins nombreux que le dauphin commun. De plus, nous ne sommes pas reste très longtemps sur le bateau. Aussitôt les dauphins repérés, nous sommes entres dans une eau à 15 degrés, chacun de nous portant, heureusement, une combinaison fournie par l'équipage. Pensant pouvoir prendre des photos sous-marines, je m'étais procuré un appareil photo étanche et recyclable. Pas de chance, les eaux de la péninsule ne sont pas assez claires pour cela. Il aurait fallu que les dauphins passent très près et prennent la pose! Tous les clichés que j'ai pu prendre n'ont rien donné.

Là, je triche puisque j'ai pris une photo d'une carte postale que l'on nous remet à la fin de la matinée avec un certificat de participation.
C'est un excellent cliché qui donne une bonne idée de ce que l'on peut expérimenter dans les eaux de la péninsule.
Les trois marques qui distinguent le "Hector" des autres espèces, lui a valu d'être surnommé le "panda des mers".

Quoi qu'il en soit, je n'ai pas été déçu de terminer mon périple sur une note aussi spéciale.
Le dauphin Hector est donc une espèce naturellement rare. Comme le pingouin Yellow-eyed, il est du coup classé dans la catégorie espèce en danger d'extinction, la pollution, la sur pèche, les hélices de bateau, causant pas mal de dégâts à cette petite population.
Ils doivent aussi affronter des prédateurs naturels tels que le Sevengill shark, Notorynchus cepandianus, le blue shark, Prionace glauca, et l'orque, Orcinus orca. La plus grosse menace à sa survie provient malgré tout des activités humaines.
A cote de ça, ces animaux passent le plus clair de leur temps à pêcher, se reposer et jouer. Surfer dans les vagues par gros temps ou, quand le temps est plus calme, jouer avec des morceaux d'algues.
Il est possible d'aller les observer en kayak jusqu'a la fin de l'été, mais cette année ils avaient déjà quitté la baie d'Akaroa lorsque je m'y suis rendu.
On peut aussi participer à la sauvegarde de cet animal sur www.adopt-a-dolphin.com
 
La compagnie qui emmène les amateurs voir ces mammifères marins est basée à Akaroa. Cette petite ville a été fondée par des français qui ont débarqué là le 16 août 1840.

En 1838, un français du nom de Jean Langlois, signa un traité avec les maoris occupant la région afin de commercer avec eux. Le temps que Jean Langlois rentre en France, trouve des compatriotes intéressés par l'aventure et retourne en Nouvelle-Zélande, les anglais avaient eux aussi signé un traité, celui de Waitangui (voir blog du 11 janvier), faisant de la Nouvelle-Zélande une colonie anglaise, annulant du même coup les projets de Jean Langlois. Pourtant certains colons français, une fois arrivés sur place, sont restés et ont développé la petite ville d'Akaroa à la française.
Je savais que les néo-zélandais avaient tenu à y conserver cette "french touch", mais je ne m’attendais pas à voir un drapeau français à l'entrée de la ville.

Même le poste de police d'Akaroa s'est pris au jeu... Même le poste de police d'Akaroa s'est pris au jeu...

La péninsule de Banks est un endroit magnifique, tranquille, très attachant. Je me suis promis d'y retourner si j'ai la chance de revenir un jour en Nouvelle-Zélande.
 
2 heures après avoir discuté avec les dauphins (on nous avait demandé de faire du bruit sous l'eau pour les attirer), j'étais à Christchurch dans les délais pour rendre la voiture de location.
Je suis resté 36 heures dans la plus grande ville de l'île du sud avant de reprendre l'avion pour l'Australie. Christchurch est la plus agréable des grandes villes de Nouvelle-Zélande que j'ai pu visiter. Relax, assez jolie et très anglaise. Il y a un tramway qui parcours le centre ville est l'un de ces tramways a été transformé en restaurant.
 
Voila, c'est la fin ce voyage-partage.
Il me reste a rédiger un dernier blog dans lequel j'exposerai mes impressions sur cette partie du monde. J'essayerai de comparer l'Australie et la Nouvelle-Zélande. J'exposerai mes vues sur l'environnement et sa protection. Je partagerai avec vous les raisons qui me font penser que ce sujet est essentiel à notre santé physique, morale et spirituelle.
Peut-être que vous y trouverez matière à réflexion...
 
A plus.
Olivier.

1 commentaires

lun

23

fév

2009

Tempête, pingouins et le toit de la Nouvelle-Zelande

Dans le dernier blog, je vous parlais de la météo devenue franchement mauvaise. Eh bien depuis, ça ne s'est pas arrangé.
Apres avoir quitté Invercargill, je me suis dirigé vers l'est.
Sur la côte, 50 km plus loin, se trouve Curio Bay qui commence à devenir célèbre pour les dauphins venant spontanément surfer avec les baigneurs. Pour accéder à Curio Bay, il faut vraiment savoir où ça se trouve ou bien demander son chemin. Il n'y a aucun panneau d'indication. Une partie de la route y accédant est un chemin en terre...
Comment vous pourrez le constater sur les photos suivantes, la météo n'était pas avec moi. Des vents très violents et de la pluie horizontale m'ont accueilli. La tempête!

Curio Bay. Il y a aussi ici une école de surf. Au regard des conditions météo, ni les surfeurs ni les dauphins n'etaient présents ce jour -là. Curio Bay. Il y a aussi ici une école de surf. Au regard des conditions météo, ni les surfeurs ni les dauphins n'etaient présents ce jour -là.
Malgré les apparences, je ne souffre pas de constipation agravée...non, non!.. Malgré les apparences, je ne souffre pas de constipation agravée...non, non!..

Dans ces conditions, il était peu probable que je puisse me payer une séance de surf avec ces fameux dauphins. Ils n'étaient pas au rendez-vous et les baigneurs encore moins. Il est vrai que le mauvais temps qui se forme en Antarctique ne rencontre aucune terre avant la Nouvelle-Zélande. Il suffit que le vent du sud-ouest souffle et...
Dommage pour les dauphins mais cela me donne une autre occasion de revenir par ici un jour.
J'ai quand même eu l'occasion de voir quelques pingouins. Le Yellow-Eyed pingouin, Hohio, Megadyptes antipodes, l'une des espèces les plus rares au monde. Bien que je n'en ai vu que 2, je ne crois tout de même pas qu'ils soient aussi rare!
Plus sérieusement, la grosse majorité d'entre eux sont en mer pendant la journée à la recherche de poisson, et regagnent la terre ferme en début de soirée.

On ne trouve le Yellow-Eyed Pingouin qu'en Nouvelle-Zélande. L'espèce est naturellement rare, ce qui du coup la rend plus vulnérable aux predateurs (chiens, chats, hermines...), à la surpêche, à la pollution et à la perte de son habitat. Le défrichage au profit du bétail ne l'a pas aidé. Ce même bétail qui, ensuite, piétine les nids.

Celui-ci est en train de muer. Cette phase se déroule une fois par an. L'animal est alors plus stressé qu'à son habitude. Celui-ci est en train de muer. Cette phase se déroule une fois par an. L'animal est alors plus stressé qu'à son habitude.
Panneau informant  les visiteurs de cette plage, que pour observer ces oiseaux,  une distance de 10m minimum est à respecter afin de ne pas les effaroucher. Panneau informant les visiteurs de cette plage, que pour observer ces oiseaux, une distance de 10m minimum est à respecter afin de ne pas les effaroucher.

 la fin des années 80 le future de ces oiseaux n'était pas assuré avec une population de 150 couples seulement. C'est mieux aujourd'hui grâce aux efforts de volontaires qui ont planté des dizaines de milliers d'arbres et de plantes afin de régénérer leur habitat naturel. Ces mêmes volontaires ont aussi érigé du grillage pour protéger les sites de nidification des attaques de prédateurs.
 
Les prévisions météo n'étant pas bonnes pour les prochains jours, je suis reparti vers le nord toujours en suivant la côte. Rien de particulier à décrire ici. Beaucoup de fermes, pâturages et...moutons.

 

J'ai essayé à plusieurs reprises de compter les 30 millions de moutons du pays. Je ne suis jamais arrivé au bout, m'endormant avant... J'ai essayé à plusieurs reprises de compter les 30 millions de moutons du pays. Je ne suis jamais arrivé au bout, m'endormant avant...

Je suis arrivé à Oamaru, une ville de taille moyenne. Là aussi les pingouins sont bien présents. De nouveau le Yellow-Eyed, mais aussi le Blue Pingouin, Eudyptula minor, 2 fois plus petit (35cm) que le premier cité.
La météo s'étant quand même améliorée, j'ai passé la journée à Oamaru dans l'espoir de voir les Yellow-Eyed revenir de leur journée passée au large. On peut aussi assister au retour des blue pingouins contre 8 euros, mais sans avoir la possibilité de prendre des photos, les flashs effarouchant ces oiseaux.
Je suis donc aller voir, sur une plage différente, les Yellow-Eyed qui eux rentrent plus tôt. Pas besoin de flash, donc possibilité de prendre des photos.

La plage de débarquement des Yellow-Eyed. La plage de débarquement des Yellow-Eyed.

Malheureusement, nous n'en avons vu que deux sur cette immense plage. L'explication? A cette époque de l'année, et comme je le disais au début de ce blog, la plupart des pingouins de cette partie du monde muent. Pendant deux à trois semaines, ils restent à terre, et passent par une période très stressante. Ils ne muent pas tous exactement à la même date, c'est pour cette raison que nous avons pu en voir au moins deux revenir du large.

Impressionant de voir ce petit animal sortir de l'eau glacée, tout seul sur cette plage au milieu de nulle part. Impressionant de voir ce petit animal sortir de l'eau glacée, tout seul sur cette plage au milieu de nulle part.
Toujours plus surprenant. La petite tache que vous voyez juste en dessous de la plate-forme d'observation, c'est un de ces pingouins...Cherchez bien, il est bien là... Toujours plus surprenant. La petite tache que vous voyez juste en dessous de la plate-forme d'observation, c'est un de ces pingouins...Cherchez bien, il est bien là...
...il se trouve à 50 ou 60 metres au-dessus de la plage. Ces oiseaux ne volent plus, mais ils sont bons grimpeurs! ...il se trouve à 50 ou 60 metres au-dessus de la plage. Ces oiseaux ne volent plus, mais ils sont bons grimpeurs!

Il y a aussi dans le coin quelques phoques, toujours le New-Zealand fur seal, et occasionellement des sea lions, Phocarctos hookeri, et Elephant seal, Mirounga leonina.

 

New-Zealand fur seal. Le sea lion et l'elephant seal n'étaient pas presents ce jour-là. New-Zealand fur seal. Le sea lion et l'elephant seal n'étaient pas presents ce jour-là.

Sur une jetée désafectée s'est également établie une nurserie de cormorans.

Le nombre important de jeunes cormorans semble démontrer que la mer est encore en bonne santé par ici. Le nombre important de jeunes cormorans semble démontrer que la mer est encore en bonne santé par ici.

Tout ces animaux se trouvent à 2km environ du centre ville, à deux pas de l'entrée du port d'Oamaru.
La ville n'a pas encore établi une véritable industrie touristique autour de toute cette faune et on peut sans doute s'en réjouir.
Les photos suivantes montrent que la promotion des pingouins est plutôt discrète.

On ne peut pas faire plus simple... On ne peut pas faire plus simple...

J'ai oublier de préciser que je me suis finalement résigné à louer une voiture pour les derniers jours de mon séjour ici. Jusque là, j'avais réussi à favoriser les déplacements en bus et l'auto-stop, le voyage en avion causant déjà assez de dégât à l'environnement.
Oui mais voilà, avec moins d'une semaine devant moi avant de repartir et avec tout ce que j'avais l'intention de faire, les transports en commun et l'auto-stop ne m'auraient pas permis de mener à bien mes projets. J'ai donc loué une voiture pour 4 jours (120 euros plus l'essence), au départ d'Invercargill.
Alors, après Curio Bay et sa tempête, après Oamaru et ses pingouins, je me suis de nouveau dirigé vers les alpes, espérant que le ciel serait avec moi.
Je suis arrivé le lendemain matin, dans la vallée qui mène à Aoraki/Mount Cook, le toit de la Nouvelle-Zélande...et les cieux étaient plus cléments.

Aoraki/Mt Cook (3754m) Aoraki/Mt Cook (3754m)

J'ai eu beaucoup de chance au cours de ce voyage. La veille de mon arrivée dans cette vallée, il pleuvait à torrent. C'est d'ailleurs pour cette raison que je n'avais pas réserver de matelas au refuge "Mueller", pensant que la pluie rendrait dangeureuse, voire impossible cette randonnée que javais projeté d'effectuer.

Cette rando est, en l'occurence, un véritable mur.

 

Elle démarre à 760m d'altitude pour finir é 1800m, trois heures plus tard. Je n'ai pas réussi à connaitre le nombre de km qu'il faut parcourir pour arriver à son terme, mais j'estime que ça doit tourner autour de 6 ou 8 km tout au plus.

 

N'ayant pas réservé une place au refuge, je n'ai donc parcouru que la moitié de cette rando qui mène à un petit lac de montagne.

Sealy Tarn Sealy Tarn

De là, la vue sur la vallée est splendide, avec deux glaciers bien visibles...

...le glacier Mueller au premier plan et Mt Footstool dans les nuages... ...le glacier Mueller au premier plan et Mt Footstool dans les nuages...
...tout au fond le glacier Hooker avec son lac, et au premier plan le lac Mueller. ...tout au fond le glacier Hooker avec son lac, et au premier plan le lac Mueller.

Mount Tasman qui est le deuxième sommet du pays (3497m) se trouve derrière Aoraki/Mount Cook et n'est pas visible depuis cette vallée.
 
Si j'avais été jusqu'au bout de cette rando, j'aurais pu escalader Mount Ollivier (1933m) situé à quelques centaines de mètres du refuge Mueller.
Monsieur Ollivier était un comptable qui vivait à Christchurch dans les années 1850. Passionné de montagnes, l'un de ses amis nomma cette montagne en son honneur.
 
Laissez-moi maintenant vous parler d'un personnage de légende.
Sir Edmund Hillary (1919-2008) est le premier à avoir escalader l'Everest (frontières Chine/Inde/Népal) et à en revenir, lui et son sherpa, Tenzing Norgay, vivants.

Tenzing Norgay sur le toit du monde (8848m) en 1953. Tenzing Norgay sur le toit du monde (8848m) en 1953.

Pourquoi est-ce que je vous parle de cet illustre personnage? Parce qu'il était Néo-Zélandais. Bien, évidement, il est ici considéré comme un héros national.

Il s'est même payé le luxe de réussir cet exploit sportif quelques heures avant le sacre de la reine Elisabeth, ce qui a encore renforcé la fierté nationale.
Sir Edmund hillary a ensuite profité de sa renommée pour faire construire des hôpitaux et des écoles aux Népal et en Inde. En somme une vie bien remplie pour un simple apiculteur. 
 
Voila pour cette édition.
Il me reste un dernier blog à vous faire parvenir. Je ne vous dirai pas de quoi il sera fait.
Si ça se passe bien, je devrais avoir de chouettes photos à partager avec vous. Le village où je terminerai mon voyage fera la différence de ce prochain blog avec une "french touch" évidente. De plus je devrais avoir le privilège de rencontrer des animaux rares et endémiques à la Nouvelle-Zélande.
 
A plus.
Olivier.

 

Post Scriptum 1:

Aoraki/Mt Cook. Aoraki/Mt Cook.

D'après la légende Maori, Aoraki était un jeune garçon qui au cours d'un voyage en bateau s'est retrouve échoué avec ses frères sur des rochers. Leur bateau s'étant renversé sur un coté, ils se réfugièrent sur l'épave. Le vent du sud les congela et les transforma en pierre, créant ainsi les alpes néo-zélandaises (Ka tiritiri a te moana).
Les Maoris pensent qu'il est malvenu d'escalader la tête d'un ancêtre aussi illustre. A leurs yeux toutes les montagnes sont Tapu, c'est-à-dire sacrées.

Post Scriptum 2:

Quant à moi, je me suis fait mon petit Haka, la danse de guerre des maoris, facon Oliv'...

" Ceci est la mort, ceci est la mort,

  Ceci est la vie, ceci est la vie...

...ceci est la mort, ceci est la mort,

ceci est la vie, ceci est la vie...

...voici l'homme, le pugnace et puissant homme,

Celui qui a capturé le soleil...

...et le fait briller,

le soleil se lève et se couche,

se lève et se couche,

...le soleil brille,

...Ha!"

Je me demande si tout cela est bien raisonable...Allez ouais, on va dire que ouais... Je me demande si tout cela est bien raisonable...Allez ouais, on va dire que ouais...
0 commentaires

ven

20

fév

2009

Okarito tout rikiki et la démesure du Fiordland.

Me voilà maintenant dans les alpes néo-zélandaises, et ma première impression de cette région est mitigée.
J'écris ces lignes depuis Queenstown (300m d'altitude), la capitale touristique de la Nouvelle-Zélande. Ici tout tourne autour du tourisme de masse. Je ne m'y sens pas à ma place. Queenstown donne l'impression d'être une station de ski européenne. Beaucoup de monde été comme hiver, circulation sous forme de bouchons (oui, oui vous avez bien lu, bou-chons!). L'immobilier est le plus cher du pays et la construction d'hôtels, résidences, lotissements autour du lac sur le bord duquel se trouve la ville, bat son plein. Développement à grande échelle, commerces en tout genre pour lesquels le touriste est considéré comme du bétail et l'environnement comme une marchandise.
J'avais commencé à avoir cette impression à Franz-Josef, mon premier arrêt sur le chemin des alpes néo-zélandaises. Franz-josef est un petit patelin sans âme. Là aussi tout y est axé sur le tourisme de masse mais à une échelle plus petite qu'à Queenstown.
A quelques km de Franz-Josef se trouve un glacier, qui commence à devenir célèbre dans le monde entier pour être l'un des rares à ne pas diminuer en raison du changement climatique. Malheureusement, tout les matins à partir de 7 heure, commence le ballet des hélicoptères amenant sur ce glacier des touristes paresseux et fortunés. Si la Nouvelle-Zélande a véritablement l'intention de devenir le pays ayant l'empreinte écologique la plus légère au monde, il faudra peut-être penser a réformer ce genre de pratique. Dans le dernier blog de ce voyage, je reviendrai sur ce qu'il me semble être les bons et les moins bons plans que j'ai expérimenté ou dont j'ai été le témoin.
Initialement je ne voulais pas m'arrêter à Franz-Josef. L'endroit que j'avais choisi était Okarito, hors des sentiers battus. Le bus ne s'y arrêtant pas , je me suis rabattu sur Franz-Josef et j'ai fais du stop le lendemain afin de passer la journée à Okarito, distant de 60 km aller/retour. Ce petit village, ou devrais-je dire lieu-dit, est situé en bord de mer. C'est un endroit plein de charme. Pas d'épicerie, quelques petites maisons, une seule et unique rue.

Okarito (photo trouvee sur internet). Okarito (photo trouvee sur internet).

Et puis il y a le "château Olivier".

Il y a deux ans, un francais a vécu et travaillé à Okarito. On lui avait prêté ce camion pour qu'il en fasse son chez lui. Il l'a appelé "Chateau Olivier" et le nom est resté. J'aime bien cette histoire...

J'ai pu louer un kayak afin d'aller explorer le lagon proche du village. Ce lagon attire les touristes cherchant un peu de sérénité. Les ornythologistes avertis, eux aussi, connaissent bien le coin, car il abrite la seule population de hérons du pays. Il en reste 150 seulement et le lagon offre un parfait endroit où ces oiseaux peuvent se nourrir et se reproduire.

White heron, Koruku. (Ardea alba) White heron, Koruku. (Ardea alba)

Il y a aussi une population de Godwit, limosa limosa, oiseau migrateur qui fait l'aller et retour une fois par an entre la Nouvelle-Zélande et L'Alaska,  12000kms de voyage. C'est l'oiseau qui couvre la plus longue distance de vol au monde sans interruption (9 jours).

Je trouve que le kayak est un super moyen de découvrir un environnement naturel, à condition de ne pas avoir de crampes bien sur.

En fin de journée, j'ai à nouveau fait du stop pour rentrer à Franz-Josef où j'y ai passé une 2ème nuit. Le lendemain, j'ai repris le bus, direction Queenstown, 404 km plus au sud.

 

Sur la route le paysage était une succession de...

...montagnes, avec Mt Cook, au centre, (3754 m)... ...montagnes, avec Mt Cook, au centre, (3754 m)...
...de cascades (thunderfall creek)... ...de cascades (thunderfall creek)...
...de rivières aux eaux très pures... ...de rivières aux eaux très pures...
...de plages désertes... ...de plages désertes...
...de lacs (lac Hawaeka)... ...de lacs (lac Hawaeka)...
...et de forêts vierges tempérées. ...et de forêts vierges tempérées.

Alors évidement, au milieu de tout ça, Queenstown fait un peu tache qui fache.

Je n'y suis resté qu'une nuit et je suis vite reparti, direction le Millford Sound (291kms) dans le parc national du Fiordland, espérant trouver une nature un peu moins commercialisée. Et comme j'ai bien fait!

 

Le Fiordland se trouve à l'extrème sud-ouest de la Nouvelle-Zélande.

Je ne peux que vous inviter à explorer, à l'aide de la carte, les coins et les recoins de ce lieu magique.

Là, la nature est reine, rude, indomptée. Le Fiordland est l'un des derniers territoires sauvages de la planète.
Il s'agit du plus grand parc national de Nouvelle-Zélande (1.2 millions d'hectares). Il est inscrit au patrimoine mondiale de l'UNESCO depuis 1986. Ce parc national est rattaché aux parcs nationaux de Mount Aspiring, des Wetlands et de Mount Cook. Les 4 réunis couvrent une superficie de 2.6 millions d'hectares.
 
Comment décrire un parc national tel que le Fiordland?
L'endroit est hostile à l'homme. Tout y est sauvage et abrupte.

Ici, on a l'impression que les montagnes et les vallées elles même se battent pour conserver leur place. Ici, on a l'impression que les montagnes et les vallées elles même se battent pour conserver leur place.

L'échelle de grandeur dépasse l'imagination. 8 mètres de pluie par an - jusqu'à 80mm par heure au plus fort des précipitations-, des vents de 100km/h sont courants, des avalanches gigantesques, une grande diversité de formes de vie, 700 espèces de plantes ne poussant nulle part ailleurs sur la planète.

Lorsque un arbre perd l'équilibre il entraine des centaines d'autres arbres dans sa chute. On appele cela des avalanches d'arbres. La roche sera colonisée tout d'abord par de la mousse, ensuite par des plantes et finalement par de nouveaux arbres . Lorsque un arbre perd l'équilibre il entraine des centaines d'autres arbres dans sa chute. On appele cela des avalanches d'arbres. La roche sera colonisée tout d'abord par de la mousse, ensuite par des plantes et finalement par de nouveaux arbres .

Et puis des régions entières du parc où l'homme n'a jamais posé le pied. Enfin l'impression de voyager dans le temps à l'époque ou le Moa parcourait librement ces forêts sur un territoire complètement vierge.

Le moa, (Dinonis robustus), enorme oiseau, que les maoris ont chasse jusqu'a extinction. Le moa, (Dinonis robustus), enorme oiseau, que les maoris ont chasse jusqu'a extinction.

Pour couronner le tout, il y a, tout au nord du Fiordland, le Millford Sound.  (La définition de Sound dans ce cas précis est celle d'une vallée plongeant dans la mer après avoir été formée par un ou des glaciers).
Le Millford est l'un des coins les plus vertigineusement sauvage de la planète. Là, on a une impression d'espace et de liberté qui catapulte le cœur haut dans le ciel, et ce faisant, on rejoint les oiseaux.

Un paysage dynamique, changeant qui éblouirait le voyageur le plus aguerri. Des falaises de 1600 mètres de haut qui plongent jusqu'à 300 mètres de profondeur sous la mer.

Notez le ferry, le petit point blanc au pied de la falaise. Cela donne une idée du gigantisme de Millford Sound. Notez le ferry, le petit point blanc au pied de la falaise. Cela donne une idée du gigantisme de Millford Sound.

On pourrait se surprendre en train d'applaudir ce spectacle si l'on ne se sentait aussi insignifiant. Ici tout concoure à rendre l'humain et ses préocupations sans objet, tout en le soulageant de ses frustrations quotidiennes d'homme civilisé, perdu qu'il est dans le consumérisme et le "travailler plus pour gagner plus". Dans un environnemnet comme le Millford Sound, la nature va droit au but et on peut que ressentir de l'humilité tout en se sentant à nouveau véritablement vivant.

 

A nouveau les phoques de Nouvelle-Zélande, la même espèce que j'avais pu observer dans le parc national d'Abel Tasman.  Pingouins et dauphins fréquentent aussi le lieu. A nouveau les phoques de Nouvelle-Zélande, la même espèce que j'avais pu observer dans le parc national d'Abel Tasman. Pingouins et dauphins fréquentent aussi le lieu.
La démesure de l'un des cirques qui borde le Millford Sound. La cascade fait 150m de hauteur. La démesure de l'un des cirques qui borde le Millford Sound. La cascade fait 150m de hauteur.
Mount Pimbroke qui culmine à 2014 m d'altitude. Mount Pimbroke qui culmine à 2014 m d'altitude.
L'entrée du fiord. J'ai la mer derrière moi. Quand James Cook a exploré cette côte en 1769, il n'a pas jugé bon de s'avancer plus en avant, n'ayant pas réalisé que les eaux s'avancaient bien plus loin a l'intérieur des terres. L'entrée du fiord. J'ai la mer derrière moi. Quand James Cook a exploré cette côte en 1769, il n'a pas jugé bon de s'avancer plus en avant, n'ayant pas réalisé que les eaux s'avancaient bien plus loin a l'intérieur des terres.
A droite, Mitre Peak, 1694 m de haut. A droite, Mitre Peak, 1694 m de haut.

Voila la nature comme je l'aime quand elle déclenche en vous une riche palette d'émottions.
 
Disséminés le long du littoral du Fiordland, se trouvent 13 fiords similaires à Millford, certains s'avançant de 40 km a l'intérieur des terres. Dans le parc national il faut aussi compter les innombrables chutes d'eau (dont une de 300m de haut), vallées, gorges, pics vertigineux, lacs (200 d'entre eux), plaines alpines sans fin, forêts denses et profondes...
Comment ne pas être ému par le fait qu'il y a encore des régions de par le monde aussi sauvages et vierges?
Il y a quelques randonnées de plusieurs jours à faire dans ces paysages. Mais attention, ces randos ne s'adressent pas aux premiers venus. Chaque années des personnes se perdent, parfois on ne les retrouvent pas. Il y a quelques semaines un guide professionnel faisant du repérage, pour la saison à venir, s'est blessé. Le temps que l'alerte soit lancée et qu'il soit retrouvé, il était trop tard.
 
Un jour, si je le peux, je reviendrais dans cette partie du monde pour vraiment prendre le temps de la découvrir. Ce périple en Nouvelle-Zélande n'était, en somme, qu'un voyage d'études. La prochaine fois, je serai un peu mieux équipe avec des buts plus précis. Mon séjour ici se termine bientôt. Dans une semaine je serai de retour en Australie.
 
Apres le Fiordland, je suis descendu tout au sud du pays, à Invercargill (254kms).
 
Il me reste encore à explorer la côte sud du pays et j'aimerais terminer par une rando de deux jours autour de Mount Cook, le sommet de la Nouvelle-Zélande. Sans moyen de transport, ça va être dur de me retrouver dans les temps à Christchurch pour prendre l'avion le 28. De plus la météo est devenu franchement mauvaise, beaucoup de pluie et il fait carrément froid. (oui je sais, il y en a qui doivent se dire: "ben oui, mais lui au moins, il n'a pas eu a affronter l'hiver en Europe!")...Il faut dire que le pole sud ne se trouve qu'a 4000kms environ d'Invercargill, d'où je vous envoie ce blog.
 
Donc rendez-vous à la prochaine édition, avec, je l'espère, de quoi vous faire découvrir la mer et les alpes enneigées.
 
Olivier.
 

Durant les 2 heures qu'a durée la petite virée en bateau dans le Sound, on passe le plus clair de son temps le nez en l'air. On se sent alors écrasé par la grandeur majestueuse du paysage. Durant les 2 heures qu'a durée la petite virée en bateau dans le Sound, on passe le plus clair de son temps le nez en l'air. On se sent alors écrasé par la grandeur majestueuse du paysage.
1 commentaires

lun

16

fév

2009

Le parc national d'Abel Tasman, un paradis pour kayatistes, mais...

Vous vous demandez peut-être qui est Abel Tasman. Je vous ai parlé de la mer de Tasman, il y a la Tasmanie pas très loin, et maintenant le parc national d'Abel Tasman.
Et bien Abel Tasman (1603-1659) était un explorateur hollandais connu pour ses découvertes aux antipodes. Il a en effet découvert la Tasmanie et explore certaines parties de la Nouvelle-Zélande plus de 150 ans avant le gallois James Cook.
 
Donc, après le "Heaphy Track", j'avais projeté d'aller pagayer le long du parc national d'Abel Tasman, entre Kaiteriteri et le petit delta nomme
Aworea dont le nom ne figure pas sur la carte Google (Aworea est la partie bleue turquoise juste en dessous de Totaranui).

J'avais presque abandonné l'idée à cause du coup de la location du Kayak quand, après une discussion avec un automobiliste qui m'avait pris en stop, j'ai pu lui louer un kayak pour 40 euros les deux jours.
L'automobiliste en question se prénomme Titus (ça ne s'invente pas!) et après s'être mis d'accord sur les conditions, il m'a déposé sur la plage de Kaiteriteri pour ce qui aurai du être l'un des meilleurs plans de mes aventures "downunder".
Pourtant les choses ne se sont pas vraiment déroulées comme prévues. Je vous rassure, je ne suis pas tombé à l'eau...
Le jour du départ, il pleuvait et la température s'était considérablement rafraîchie. Un signe qu'il fallait peut-être changer d'idée...
Je suis malgré tout parti quand le ciel a commence à se dégager, mais avec deux heures de retard sur l'horaire prévu.
J'ai pagayé une bonne douzaine de kilomètres avant d'accoster sur une plage où je me suis arrêté pour manger.

Jusque là tout allait bien, j'avais rattrapé le temps perdu et la météo commençait à devenir franchement belle.
Et puis, une demie heure après être reparti, j'ai commencé à avoir des crampes dans les mains et les avants-bras. Même après quelques minutes de repos, pratiquement impossible de tenir la pagaie sans me prendre de nouvelles crampes très douloureuses. J'attribue peut-être ça à l'eau qui était plutôt froide mais plus au fait que je ne m'étais pas assez réhydrater depuis le "Heaphy Track"...ou bien à mon age avancé (46 ans)...il y en a qui m'appelle l'ancien (n'est-ce pas le Toine?)
Ayant prévu de pagayer jusqu'à Aworea en comptant sur la marée montante pour m'amener au pied du refuge, que j'avais pris soin de réserver avant de partir, je me suis retrouvé face à un dilemme. Avec ce problème de crampes, j'allais arriver trop tard à Aworea avec, du coup, la marée descendante contre moi. Il m'aurait fallu alors traîner le kayak derrière moi sur plusieurs kilomètres et avec ces crampes, inutile de préciser qu'il aurait mieux valut attendre le retour de la marée, c'est-à-dire à 10 heures le soir! Trop fatigué, je ne me voyais pas m'aventurer la-dedans, qui plus est avec du matériel qui n'était pas le mien.
Etant pourtant presque arrivé a "Tonga Island" (que vous trouverez en zoomant sur la carte Google), j'ai pris la décision de retourner à Kaiteriri, mon point de départ. J'ai du m'arrêter plusieurs fois et même pagayer avec les mains, ne pouvant parfois plus tenir la pagaie.
Ce n'était pas gai et on aurai pu appeler ça une galère!
 
De plus, l'appareil photo a fait des siennes. Impossible de prendre une vidéo. La seule et unique de cet épisode sera sur Facebook.
Bref, ce n'était pas le jour.
Je suis donc arrivé l'air depité.

Mais, hey, j'aurais pu tomber a l'eau, perdre l'appareil photo ou carrément boire la grande tasse...Rien de dramatique n'est arrivé et j'ai acquis de l'expérience. Un jour, j'espère avoir de nouveau l'occasion de faire du kayak dans ce parc national et je serai mieux préparé.
Et puis j'ai quand même réussi à prendre, tant bien que mal (toujours a cause des crampes), quelques photos de phoques de Nouvelle-Zélande, (Arctocephalus forsteri) en train de bronzer sur un bout de rocher appelé Pinnacle Island.

Les femelles restent en permanence sur place pendant qu'en été les mâles descendent plus au sud de la côte ouest. Ces animaux ont été chassés presque jusqu'à extinction pour leur graisse et leur fourrure. Ils sont aujourd'hui protégés.

Non, je ne vais pas me plaindre, d'autant que le lendemain, j'ai quand même pu aller faire une petite randonnee de 7 heures dans ce fameux parc national. L'endroit est complètement magnifique, mais fait parfois un peu trop cour de récréation à mon gout. Vous verrez aussi un peu de ça en vidéos sur Facebook, la fonction vidéo de l'appareil photo s'étant remise à fonctionner.

Je tiens à préciser que cette couleur turquoise est complètement naturelle, pas de filtre sur l'appareil photo et aucun colorant n'a été utilisé... Je tiens à préciser que cette couleur turquoise est complètement naturelle, pas de filtre sur l'appareil photo et aucun colorant n'a été utilisé...
On se croirait en Méditerranée... On se croirait en Méditerranée...

Apres avoir passé 2 semaines dans le région de Marlborough, je repars en bus pour me rendre plus au sud (469 km de route) dans les alpes néo-zélandaises. J'écris d'ailleurs ces lignes dans le bus qui m'y emmène. 

 

La suite au prochain épisode.

A plus.

Olivier.

0 commentaires

lun

09

fév

2009

Le Heaphy Track: de la chlorophyle et encore de la chlorophyle.

Il y a un peu plus d'un mois, lors de mon passage en Australie, j'avais retrouvé Eric et Johanna (Jo) que j'avais perdu de vue depuis 18 ans.
Il se trouve que l'une des sœurs de Jo, prénomée Tansy, était à ce moment là en vacances en Nouvelle-Zélande. Tansy connaît bien, depuis une quinzaine d'années, un ranger du Département Of Conservation (DOC) pour avoir travaillé bénévolement avec lui sur de nombreux projets de protection et de réintroduction d'espèces en danger.
Par mail, Tansy m'a communiqué l'adresse et le numéro de téléphone de ce ranger et c'est ainsi que je me suis retrouvé à arpenter le "Heaphy Track", dans le parc national de Kahurangi, à la rencontre de Ian Wightwick.
 
Il existe en Nouvelle-Zélande l'équivalent de nos fameux sentiers de grandes randonnées, les "GR". Ils sont appelés ici "Great Walks of New-Zealand". Le "Heaphy track" est le plus long de ces sentiers avec ses 78 km.
Avant de partir sur cette rando, j'avais pris soin de réserver, pour 10 euros la nuit, un matelas dans chacun des refuges où j'avais prévu de m'arrêter. Je suis parti du coté est de la randonnée, direction la mer de Tasman sur la cote ouest de l'île du sud.

1er Jour:

Départ à 240 mètres d'altitude. Après 12 km, on se retrouve à 910 mètres. 5 km plus loin et à 900 mètres de hauteur, premier arrêt au refuge de Perry Saddle.

A l'horizon, Perry Saddle, la première étape de la rando. A l'horizon, Perry Saddle, la première étape de la rando.
Depuis Flannagan's Point, le plus haut point (910m) du Heaphy Track. Le sommet le plus haut du parc national est à 1875m. Ce parc se trouve donc en moyenne montagne. Depuis Flannagan's Point, le plus haut point (910m) du Heaphy Track. Le sommet le plus haut du parc national est à 1875m. Ce parc se trouve donc en moyenne montagne.
Le refuge de Perry Saddle. Le refuge de Perry Saddle.

2eme jour:

Départ à 900 mètres de haut, et 24 km plus loin, 2ème nuit au refuge de James mackay à 700 mètres d'altitude.

3eme jour:

En 21 kms, on passe de 700 mètres à 5 mètres d'altitude. 3ème nuit au refuge de Heaphy Hut. 

4eme jour:

Dernière étape qui longe la mer de Tasman sur 16.5 kms, jusqu'à Kohaihai.

La côte ouest du parc national et la mer de Tasman. La côte ouest du parc national et la mer de Tasman.
Ian et Tony, les rangers que j'ai accompagné. En arrière plan, la ligne d'arrivée du Heaphy track. Ian et Tony, les rangers que j'ai accompagné. En arrière plan, la ligne d'arrivée du Heaphy track.

Comme vous pouvez l'imaginer, cette rando parcours un terrain très varié sur lequel on rencontre de nombreuses et différentes communautés de plantes et de forets; landes, plantes alpines, forêts subtropicales de différents types, plantes et arbres poussant en bord de mer...Il y a une grosse différence entre les versants est et ouest du parc national. Le coté ouest est celui qui reçoit le plus de pluie, jusqu'à 5 mètres par an. C'est d'ailleurs sur la deuxième partie de cette randonnée que j'ai vu le plus de forêts tropicales.
Voici quelques photos qui vous donneront une idée de ce à quoi la botanique ressemble dans le coin:

Flax (Phormium tenax), lin natif du pays. La graine n'est pas utilisable. Toutefois les Maoris utilisaient les feuilles pour en faire des paniers et des vêtements. Flax (Phormium tenax), lin natif du pays. La graine n'est pas utilisable. Toutefois les Maoris utilisaient les feuilles pour en faire des paniers et des vêtements.
Un arbre à chaussures (Sylvestrus pompus), espèce qui ne pousse que sur les bords de sentiers pédestres. Les botanistes savent très peu de choses sur cette espèce. Un arbre à chaussures (Sylvestrus pompus), espèce qui ne pousse que sur les bords de sentiers pédestres. Les botanistes savent très peu de choses sur cette espèce.
Un soutien-gorge a réussi à s'accrocher parmi les fruits de l'arbre à chaussures. Un extraordinaire exemple de symbiose. Un soutien-gorge a réussi à s'accrocher parmi les fruits de l'arbre à chaussures. Un extraordinaire exemple de symbiose.
Le Rata, Metrosideros umbellata. Sur la photo on ne se rend pas compte de la taille imposante de cet arbre. Il y aura, sur Facebook, une vidéo pour remédier à cela. Le Rata, Metrosideros umbellata. Sur la photo on ne se rend pas compte de la taille imposante de cet arbre. Il y aura, sur Facebook, une vidéo pour remédier à cela.

Aucune des personnes rencontrées sur le sentier n'a été capable de me dire combien d'espèces de plantes sont présentes dans ce parc national. Peut-être qu'aucune recherche n'a été conduite a ce sujet.
 
Je suis resté sur ma faim quant aux animaux. Les oiseaux sont très discrets à part le Fantail, en maori Piwakawaka (Rhipaelura fuliginosa), petit oiseau très curieux, s'approchant de près pour vous observer.

Le Fantail, petit oiseau de 6 cms de haut environ. Le Fantail, petit oiseau de 6 cms de haut environ.

Il y a aussi le Weka, Gallirallus australis, une sorte de poule qui s'approche aussi de très près.

La première nuit, nous avions entendu des Kiwis discuter entre eux.
Il y a 4 espèces de kiwis; le Little spotted, le brown kiwi, le Tokoeka et enfin celui que nous avons entendu, le great spotted kiwi, Roroa en maori (Apteryx haastii), qui émet une sorte de "priiiiii, priiii" assez aigu. Avec quelques autres randonneurs présents cette nuit là, nous nous sommes levés pour tenter d'en apercevoir un. Peine perdue. Le kiwi est l'oiseau emblématique de la Nouvelle-Zélande, mais il est très difficile d'en apercevoir un. En fait peu de néo-zélandais ont pu en apercevoir dans leur environnement naturel. Les 4 espèces sont protégées et font l'objet d'un programme de conservation très poussé.

 

Ian Wightwick, le ranger, étant parti de la côte ouest, je l'ai rencontré, comme prévu, au deuxième refuge. Il était accompagné de Tony Preston, un autre ranger. Tous deux étaient là pour évaluer le travail de maintenance à effectuer sur ce sentier, plutôt en bon état et bien balisé.

Il y a évidement énormement de choses à apprendre sur l'histoire naturelle d'un endroit aussi vaste (452.000 km2) et aussi vide de présence humaine qu'est le parc national de Kahurangi. Ayant passé les deux derniers jours de la rando avec Ian et Tony, j'ai quand même appris quelques petites choses.

Cet arbre par exemple:

Le Rimu, Dacrydium cupressium, est l'arbre avec les branches tombantes à gauche du sentier. Le Rimu, Dacrydium cupressium, est l'arbre avec les branches tombantes à gauche du sentier.
Arbre mâle, avec ses sacs de pollen que sont les pointes blanchattres de chaque "branchettes". Arbre mâle, avec ses sacs de pollen que sont les pointes blanchattres de chaque "branchettes".

Le Rimu est une espèce qui joue un rôle important pour aider à la reproduction du perroquet le plus rare au monde, le Kakapo. (encore lui!?!).
Les scientifiques, qui travaillent à la reproduction et réintroduction de cet oiseau, ont remarqué que les années durant lesquelles l'arbre produit des graines et des fruits, le Kakapo aura des petits.
L'arbre mâle fabrique du pollen disséminé par le vent. L'arbre femelle produit des graines que l'oiseau mange. Les scientifiques suspectent que certaines substances chimiques contenues dans ces graines déclenchent le cycle de reproduction du Kakapo.
Quitte à me répéter, il n'y a pas de Kakapo sur les deux îles principales du pays. En revanche Tony et Ian ont travaillé sur Codfish Island tout au sud de la Nouvelle-Zélande. Cette île est le seul endroit au monde où le perroquet survit. Tony m'a confirmé qu'il n'en reste effectivement que 91. Ian m'a avoué que d'avoir entendu le fameux  et étrange "boouum" du mâle Kakapo au milieu de la nuit a été une expérience unique. Tony m'a expliqueéque le chant des oiseaux, toutes espèces confondues, présents sur l'île-sanctuaire est si assourdissant, qu'au lever et au coucher du soleil, on est obligé de fermer les fenêtres si l'on veut s'entendre parler. Ils m'ont d'ailleurs tout les deux encouragé à aller faire du travail bénévole sur Codfish Island. Problème: il y a une liste d'attente de 2 ans!
 
Le long du sentier, on voit régulièrement des pièges placés là pour tenter d'attraper principalement des possums, rats et hermines, espèces introduites qui font un carnage parmi les oiseaux natifs du pays.

DOC utilise aussi un poison violent, le 1080, qui est sujet à controverse. Certains disent que le poison tue aussi des oiseaux sensés être protégés. DOC prétend que la situation serait pire si le 1080 n'était pas utilisé. Je n'ai pas d'opinion sur le sujet, ne connaissant pas assez le problème.    

Il y a aussi une espèce d'escargot, le Powelliphanta, Lignaria lusca, qui vit ici. Il peut atteindre 9 cm de circonference et est peut-être le plus gros escargot du monde. 

Voila, tout ceci n'est qu'un petit aperçu de cet endroit très sauvage de notre belle planète.

J'espère qu'en lisant ces lignes vous aurez vous aussi voyagé un peu. C'est le but de ce blog. De mon côté je prends beaucoup de plaisir à partager avec vous ce que je découvre ici.

Ca va prendre un peu de temps pour le téléchargement des vidéos de cette rando sur Facebook. Je suis toujours chez Robyn et James et leur ligne internet et plutôt lente...mais ça va se faire...

A plus.

Olivier.

 

 

1 commentaires

mer

04

fév

2009

Queen Charlotte Sound, du vin et du cassis...

Aprés Tauranga et ses dauphins, je suis descendu en bus directement sur Wellington, la capitale du pays. 371 km de route passant par des paysages variés et souvent magnifiques. Beaucoup de collines et quelques montagnes assez hautes avec en particulier le parc national de Tongariro comprenant Mt Tongariro (1967 m) et Mt Ngauruhoe ( 2287 m). 

Mt Tongariro Mt Tongariro
Mt Ngauruhoe Mt Ngauruhoe

Pendant que j'y pense, je me dois d'apporter une modification à ce que j'ai écrit dans un de mes précédents blogs. Il n'y a pas 60 millions de moutons en Nouvelle-Zélande, mais 30 millions. 60 millions, était le chiffre des années 80 quand l'industrie de la laine et de la viande se portait mieux qu'aujourd'hui. Sur Facebook, j'ai aussi expliqué que j'étais arrive sur lîile du sud en ferry (3 heures de traversée/ 92 km) par le Marlborough Sound. Erreur de ma part, le ferry est passé par le Queen Charlotte Sound. Est-ce à dire que la reine Charlotte fumait des marlboros, that is the question?

Le Queen Charlotte Sound, spectacle magnifique et grandiose que la nature a mis quelques millions d'années à façonner. Le Queen Charlotte Sound, spectacle magnifique et grandiose que la nature a mis quelques millions d'années à façonner.
Photos realisées... Photos realisées...
...sans... ...sans...
...trucage. ...trucage.

Le Malborough Sound est l'ensemble des iles, péninsules, presqu'iles, baies que vous pouvez voir sur la carte. Je n'ai pas assez de vocabulaire pour décrire la beauté de cette région, alors je vous laisse juge ... 

Libre à vous d'explorer la carte. Vous verrez que ce coin de notre belle planète a de quoi époustoufler le plus blasé des plaisanciers.

Je me verrai d'ailleurs bien en train d'y faire du kayak de mer...

 

La région de Malborough, mis à part son littoral, ressemble étonnament à la Provence. Ici poussent des abricotiers, cerisiers, pêchers, oliviers etc, mais aussi de la vigne.

C'est principalement dans cette région que les Néo-Zelandais cultivent la vigne et élaborent leur vin.
J'ai fait du stop entre Picton, où j'ai débarqué du Ferry, et Nelson où j'ai passé ma première nuit sur l'île du sud. Durant le voyage entre ces deux ville, j'avais l'impression d'être dans le Vaucluse, Lumière, température, paysage similaires à la Provence donc, avec moins de monde et bien plus d'espace.
On m'a déposé dans le centre de Nelson et là, coup de bol, je suis tombé sur des gens qui cherchaient à louer des chambres dans leur maison pour 10 euros la nuit. Grande bâtisse, chambre en dortoirs...

Les chambres. Les chambres.

Mark et Vania, Les propriétaires de cette maison, veulent en faire une auberge de jeunesse ou un Bed and Breakfast. Ils ne sont pas encore répertoriés et font des essais avec différentes catégories de voyageurs pour voir ce qui correspond le mieux au logement qu'ils proposent. Les autres voyageurs et moi-même faisions office de cobayes en quelques sorte.
 
J'ai ensuite passé 3 jours de Wwoofing à Mapua, un patelin à une heure de bus de Nelson, chez James et Robyn. Le boulot consistait à entretenir leur jardin potager bio. Pas de stress. En fait, il a fallu que je pousse James et Robyn à me donner quelque chose à faire. Tous les deux très sympas et pleins de bonne volonté pour m'aider à mieux connaître la région et à préparer la suite de mon périple.

James et Robyn. James et Robyn.

Le soir de mon arrivée, se déroulait à Mapua un festival organisé par les fermiers/récoltants de cassis, l'une des principale activités fermières ici. Le cassis était partout. Sous forme de boissons bien sure, plutôt alcoolisées, mais aussi dans toutes sortes de préparations culinaires. Les musiciens étaient ravitaillés en boison au cassis...

Je n'ai passé que 3 jours à Mapua, ayant decidé de partir en randonnée sur le "Heaphy track", la plus longue rando de Nouvelle-Zélande ammenagée par le service des parcs nationaux (Department of Conservation).

 

Je pars demain. Je vous en conterai les détails dans mon prochain blog.

A plus.

Olivier.

2 commentaires

jeu

29

jan

2009

Agriculture biodynamique et...le Grand Bleu!

Je viens de passer une semaine dans un petite ville de campagne, Paeroa, dans la péninsule de Coromandel. Cette ville ne présente rien de particulier du point de vue touristique. J'ai choisi de faire du woofing ici pour en apprendre un peu plus sur l'agriculture biodynamique.
Mes hôtes, Peter et Gill, m'ont accueilli chez eux dans leur petite maison.

Peter et Gill. Peter et Gill.
Les mêmes devant leur véhicule... Les mêmes devant leur véhicule...

Peter travaille depuis toujours en biodynamique, Gill s'occupe de leur jardin potager bio. Ils sont tout deux retraités. 

Je leur ai coupé du bois pour l'hiver, taillé des pruniers. On a aussi préparé du bois raméal fragmenté.

La biodynamique a été créé par un autrichien du nom de Rudolph Steiner (1861-1925), qui a remis en selle une discipline autrefois appliquée par nos ancêtres, et qu'il a appelé antroposophy ou science spirituelle. Aujourd'hui, de par le monde, les fermiers sont nombreux à travaillé de cette manière. La philosophie de Steiner rejoint celle des grecs anciens avec leur "Gaia", la planète vivante. Steiner a constaté que les créatures qui peuplent le sol s'occupent de digérer ce que nous les humains ne pouvons manger. En ce faisant ces invertébrés transforment pour nous du poison en nourriture et cela sans rien demander en échange. Il a été prouve scientifiquement que si tout les mammifères disparaissaient de la surface de la terre, cela ne changerait pas grand chose pour ces créatures. En revanche, si ces même invertébrés disparaissaient, la vie ne serait plus possible pour nous les mammifères. Belle leçon d'humilité!
Des préparations homéopathiques sont utilisées dans l'agriculture biodynamique pour soigner un sol malade, par exemple, ou pour favoriser la pousse de telle ou telle culture. J'ai d'ailleurs aidé Peter à l’une de ces taches.

Il s'agissait, tout d'abord, de récupérer des fleurs de Yarro (en anglais), Achilium millefolium, pour les enterrer ensuite dans le sol au début de l'automne et ce jusqu'au printemps. Le but de l'opération est d'enrichir un sol pauvre en potassium. L'antroposophy ne s'explique pas de manière purement scientifique, mais a en croire les paysans qui utilisent ces méthodes, il n'y a rien à prouver, ça marche!
Si vous voulez en savoir plus sur l'agriculture biodynamique, allez faire un tour sur wikipedia ou google, vous devriez trouver de l'info a ce sujet. Rudolph Steiner est aussi le fondateur du système scolaire qui porte son nom.
D'après Peter, si on laisse faire les grosses corporations, notamment avec les OGM, l'humanité risque purement et simplement de mourir de faim. Les multinationales cherchent à s'enrichir en détruisant le vivant. En respectant la vie, c'est-à-dire sans vouloir faire du profit à toute force, il y a moyen de nourrir la planète entière facilement. Pour le moment les multinationales ont l'avantage, ayant de leur coté les industriels, avec la complicité de nombreux politiciens. Mais les choses pourraient changer, cela ne dépend que de nous, les citoyens.
Pendant mon séjour à Paeroa, je n'ai pas fait que travailler. Peter et Gill m'ont aussi fait visiter le coin.
Je commencerai par les dégats. Eh oui, il n'y pas que de la nature vierge en Nouvelle-Zélande.

La mine d'or de Waihi. La mine d'or de Waihi.
Plantation de Pinus radiata. Tous les vingt ans les arbres sont coupés. Ensuite on replante. Le problème est que le sol s'appauvrit un peu plus à chaque récolte. Plantation de Pinus radiata. Tous les vingt ans les arbres sont coupés. Ensuite on replante. Le problème est que le sol s'appauvrit un peu plus à chaque récolte.
Ces plantations de pins importés de Californie couvrent par endroits des millers de kilomètres carrés. Ces plantations de pins importés de Californie couvrent par endroits des millers de kilomètres carrés.

Et puis un peu de nature encore assez chouette.

Une jolie cascade qui n'a pas été encore nommée. Une jolie cascade qui n'a pas été encore nommée.
La rivière Karangahake La rivière Karangahake
Stingray Bay Stingray Bay
Cathedrale Cove, Cathedrale Cove,

Pour terminer je vais vous raconter comment j'ai fini à l'eau avec des dauphins.

En me levant un matin, je me suis dit "Tiens, et si j'allais nager avec des dauphins un de ces jours!"

L'Oliv' pret pour l'action. L'Oliv' pret pour l'action.

Voila, ça c'est décidé de cette manière, tout simplement.
Il faut dire qu'il est assez facile d'aller piquer une tête avec ces animaux plutôt sympas. En fait, on a que l'embarras du choix. Il y a même des plages où les dauphins viennent spontanément voir les bipèdes que nous sommes se débattre maladroitement dans l'eau. Voir le lien suivant:
http://www.3news.co.nz/Video/Moko-the-dolphin-provides-summer-fun-for-beachgoers-/tabid/309/articleID/85233/cat/64/Default.aspx
Si cette vidéo fonctionne sur votre ordi, vous verrez que cet exemple est un cas extrème. Moko, le dauphin dont il est question dans ce reportage, va peut être devenir trop dépendant des humains...
Pour en revenir à la journée d'hier, j'ai passé, comme vous pouvez l'imaginer, un bon moment. C'etait à Tauranga, où j'ai posé mes sacs après Paéroa. Au large de cette ville, qui est le plus grand port marchand de Nouvelle-Zélande, il y a l'île de White Island sur laquelle se trouve un volcan en activité que l'on peut explorer. J'ai préféré aller causer avec les dauphins. Le volcan, ce sera peut-être pour la prochaine fois.

Est-ce que les dauphins vont se montrer aujourd'hui? Est-ce que les dauphins vont se montrer aujourd'hui?
Ah oui, tiens, un voilà un... Ah oui, tiens, un voilà un...
...et puis deux autres... ...et puis deux autres...
..un autre... ..un autre...
Bon, ça va aller les dauphins, on sait que vous  êtes là.. Bon, ça va aller les dauphins, on sait que vous êtes là..

Ils venaient se frotter aux pieds des passagers du bateau, et il paraît que cette espèce est timide. Ah bon?
A quelques centaines de mètres on pouvait apercevoir des  dizaines de Gannet, Morus Bassanus, en train de plonger en piqué pour prendre du poisson. Ces oiseaux peuvent atteindre une vitesse proche de 100 km/h quand ils entrent dans l'eau. Il y a avait là une concentration d'oiseaux et de dauphins incroyable! C'est là que le Skipper nous a balancé à l'eau.
On s'est retrouvé entouré par 120 à 150 dauphins. Il s'agissait de l'espèce la plus commune: Delphinus delphis. 2 mètres de long, 45 km/h de vitesse de pointe. Ils ingurgitent 16 kg de poissons par jour. Ces animaux passent leur temps à chasser, s'amuser et à faire l'amour jusqu'à 70 fois par jour.
C'est décidé, si je dois revenir sur cette terre, je choisirai de me réincarner en dauphin!

Une femelle montrant son ventre pour inviter un mâle à l'accouplement. Je ne mets pas la suite, les scènes suivantes pourraient choquer le jeune public. Une femelle montrant son ventre pour inviter un mâle à l'accouplement. Je ne mets pas la suite, les scènes suivantes pourraient choquer le jeune public.

Je n'ai pas d'appareil pour prendre des photos sous-marines mais je peux vous assurer que c'est une super sensation d'avoir ces animaux fascinants autour de vous et de pouvoir les entendre discuter entre eux.
Il n'y a pas que les dauphins. Tout autour du pays, il y a aussi les baleines, les phoques, les morses, les pingouins...
 
Je serai sur l'île du sud à partir du 1er février. Cette région de Nouvelle-Zélande est beaucoup moins peuplée que l'île du nord,  beaucoup plus sauvage aussi...
Je vous raconterai dans le prochain blog mes premières expériences la-bas. Avec ce que j'ai de prévu, ça devrait être pas mal.
A plus.
Olivier.

 

0 commentaires

lun

19

jan

2009

Kerikeri, la baie des iles et encore du kayak!

Apres cinq heures de route au départ d'Auckland, me voilà arrivé à Kerikeri, petite ville située près de "la baie des Iles".

Marty le fermier bio, est venu me chercher à l'arrivée du bus.

Marty. Marty.

J'ai ensuite fait la connaissance des autres woofers sur la ferme. Il y avait là, Denise une américaine du Colorado, Roger un suisse allemand, Matthew et sa famille venus de Zambie et un couple de petits bretons, Lucille et Eloan.

Denise et Roger. (Lorsque les suisses allemands sont en vacances en Nouvelle-Zélande, ils ne se déplacent que sur une jambe). Denise et Roger. (Lorsque les suisses allemands sont en vacances en Nouvelle-Zélande, ils ne se déplacent que sur une jambe).
Matthew, Laura et Matthew junior. Matthew, Laura et Matthew junior.
Lucille et Eloan Lucille et Eloan

On travaille de 7h à 11h avec les après-midi de libre.

Marty le fermier est dans le bio depuis 15 ans. Salades, pommes de terre, haricots verts, potirons etc poussent sur 30 hectares. il y a aussi quelques vaches (des vaches kerikeri!) pour la production de fumier. La ferme est en train d'obtenir le label 100% bio, ce qui n'a pas été facile pour Marty. Il a aussi un stand au marché de Kerikeri chaque dimanche.

Il tombe dans la région 1500mm de pluie par an, et ce dimanche matin, il pleuvait... Il tombe dans la région 1500mm de pluie par an, et ce dimanche matin, il pleuvait...

Il y a aussi sur la ferme un magasin libre-service qui vend toutes sortes de produits bio.

Quand je dis "libre-service", c'est bien de cela qu'il s'agit. Les clients se servent, pèsent leurs produits, payent sans que quiconque ne s'occupe du magasin. La caisse est là pour que les clients recupèrent eux même leur monnaie et ca marche bien.

Le meme système s'applique à des boutiques sur les bords de routes.

Et là non plus, pas de problème, pas de vol, les gens se servent, payent et s'en vont. Imaginez ça en France.

 

Avec les petits bretons, nous avons bossé une journée entière pour avoir congé le lendemain. Nous avons pu louer des kayaks pour 25 euros la journée afin d'aller pagayer dans la "Baie des Iles".

Je vous laisse juge, mais si vous étudiez la carte, vous comprendrez qu'en une journée, il est impossible de visiter la bien nommée Baie des Iles". Il y en a 144 en tout. Nous nous sommes contentés d'aller sur l'île de Motuora à 6 km (aller) de notre point départ, c'est-à-dire juste au nord de la pointe de Waitangui sur la carte. Waitangui est l'endroit où a été signe le fameux traité du même nom, entre les anglais et les maoris (voir blog précédent).
Apres avoir accosté sur l'île, une baignade dans une eau assez fraîche, et une ballade sur l'île, nous avons pique niqué sur la plage. 

La plage où nous avons accosté. Les kayaks sont cachés par l'arbre au premier plan. La plage où nous avons accosté. Les kayaks sont cachés par l'arbre au premier plan.
Petit baignade. L'eau n'était pas chaude... Petit baignade. L'eau n'était pas chaude...
C'est l'heure du pique-nique... C'est l'heure du pique-nique...

La baie est grandiose et on y rencontre parfois des dauphins. Pas cette fois ci pour nous. Dommage, mais on ne peut pas tout avoir non plus!
Mike, le gars qui nous a loué les kayaks est un américain (très américain) de Hawai, installe en Nouvelle-Zélande depuis 23 ans. Fou de surf, kayak de mer et d'alpinisme, il partait le lendemain guider 3 clients a lui pour 6 jours de kayak. Il nous a d'ailleurs proposé de venir avec lui pour moitié prix (260 euros), mais nous nous étions déjà engagé auprès du fermier.
Pourtant, 6 jours de kayak sur l'une des côtes les plus sauvages du monde, c'était tentant. D'autant que Mike est très enthousiaste quand il parle de son boulot et de cette région qu'il adore. Et on peut le comprendre!..

Mike, le surfeur fou. Mike, le surfeur fou.

Le lendemain, nous sommes allés avec les petits bretons, Denise, et Beck, une Néo-Zélandaise qui travaille occasionellement pour Marty, à 100 km plus au nord faire une virée hors des sentiers battus. Sur le chemin nous nous sommes d'abord arrêtés à Mataury Bay, une plage magnifique.

Ici se trouve le monument dédié au "Rainbow Warrior", le bateau de Greenpeace coulé dans la baie d'Auckland par les services secrets francais en 1986.

Vive la France! Vive la France!

A l'époque cela avait été perçu presque comme une déclaration de guerre par les Néo-Zélandais. Le bateau a été renfloué et il se trouve maintenant à 40 mètres de fond au large de Mataury Bay, où il sert aujourd'hui de site de plongée. 

L'épave du "Rainbow Warrior" se trouve au large juste devant l'île en forme de pyramide. L'épave du "Rainbow Warrior" se trouve au large juste devant l'île en forme de pyramide.

Nous avons ensuite repris la route, continuant à découvrir des paysages tous plus beaux les uns que les autres. Je vous disais la semaine dernière que la Nouvelle-Zélande possède 18000 km de côtes -ce qui équivaut à un aller simple Paris/Auckland!-, eh bien , au bout de 15 plages, des montagnes à perte de vue qui se jettent dans le pacifique, des îles à n'en plus finir, on fini par être blasé! Je n'avais plus envie de prendre de photos...
 
Nous avons ensuite quitté la côte pour continuer toujours vers le nord.

Sur la route, Beck nous a expliqué que cette montagne a été le lieu d'une célèbre bataille entre 2 clans maoris, les vaincus ayant été précipités du haut de Taratara Mountain

Le but de cette virée était le terrain que Beck a acheté dans la Honeymoon Valley.

Lucille, moi-même, Denise, Beck et Eloan Lucille, moi-même, Denise, Beck et Eloan
115 hectares, ça fait quand même beaucoup... 115 hectares, ça fait quand même beaucoup...

115 hectares de forêt primaire, rivières, sources... Ce terrain est estime aujourd'hui à 140.000 euros environ. L'immobilier par ici est encore bon marché, beaucoup d'espace et petite population. Beck a acheté loin de tout, sachant que dans le futur un lieu comme celui-ci, laissé à l'état naturel ou presque aura énormément de valeur aux yeux des écologistes.

Petite rando de deux heures sur le terrain de Beck. Petite rando de deux heures sur le terrain de Beck.
Un petit coin de paradis. Un petit coin de paradis.

Nous sommes ensuite redescendus sur Kerikeri et sur la route, nous nous sommes arrêtés à Mangonui, célèbre pour ses "Fish and Chips". Ce soir là, il y avait dans le village une soirée irlandaise.

J'avais l'impression d'être dans mon village de Clans pour la St Patrick.

Voilà, je pars demain pour la péninsule de Coromandel, toujours dans le Woofing. Je vous tiens au courant avec le prochain blog.

A plus.

Olivier.

Pfff, c'est dure la vie!.. Pfff, c'est dure la vie!..
2 commentaires

dim

11

jan

2009

(Pré)histoire en Nouvelle-Zélande et Aiowira, la roue de la paix...

Je vous disais dans mon blog précédent qu’il n’y avait pas de serpents, canidés, félins dans ce pays. En fait les mammifères étaient complètement absents de Nouvelle-Zélande, à part les mammifères marins et deux espèces de chauves-souris. L’endroit était donc un paradis pour la faune aviaire. Il a été estimé que leur nombre dépassait le milliard à l’arrivée des premiers explorateurs blancs.
 
Je vous ai aussi parlé du Kakapo et de son “BOOUUMM”. Depuis mon dernier blog l’idée m’est venue de chercher sur le net  l’enregistrement de ce fameux “boouum”. Allez faire un tour sur:
http://www.terranature.org/kakapo.htm
Presque au bas de la page vous pourrez lire à gauche de la dernière photo “The incredible mating ritual of the Kakapo….Listen to the booming call of a male kakapo” Mettez le son, cliquez sur cette dernière phrase, et voilà… 
 
Il y a aussi ici une espèce de lézard unique au monde le Tuatara (Sphenodon punctatus) le seul de son genre encore présent sur terre. La particularité de ce lézard est la présence d’un “embryon” de troisième oeil au centre de son front. Ce oeil n’est pas visible et ne fonctionne pas.

Le Tuatara. qui peut mesurer jusqu'a 80cm. Le Tuatara. qui peut mesurer jusqu'a 80cm.

Un peu de geologie maintenant.

Imaginez une soupe de légumes sur le feu. Les morceaux de carottes, pommes de terre, poireaux etc représentent les différents continents que l’on connaît aujourd’hui. L’action du magma, l’eau qui chauffe dans le cas de notre soupe, sépare les légumes les uns des autres.  Certains géologues expliquent la dérive des continents de cette manière.
Maintenant imaginez une pendule.

Il est 12h et une seconde quand la Nouvelle-Zélande se détache de l’Australie. C’était il y a 80 millions d’années environ.
A 12h12, les dinosaures disparaissent.
Des oiseaux venus d’une Australie encore assez proche, atterrissent en Nouvelle-Zélande à 12h15.
A 12h30, activité sismique intense avec éruptions volcaniques et formations de montagnes.
Périodes glaciaires successives qui ont sculpté le relief de la N-Z comme on le connaît aujourd’hui. Cette phase a commencé à 12h58 pour se terminer à une demie seconde de 13h.
En une demie seconde, toujours à notre échelle de temps, la flore et la faune ont eu le temps de se re-développer après ces périodes glaciaires successives.
Et, c’est là que les premiers humains ont mis le pied sur cette île du bout du monde, il y a environ 800 ans, c’est a dire 300 dixièmes de secondes avant 13h.
 
Ces premiers humains étaient des Morioris, des polynésiens comme les Maoris qui sont arrivés un peu plus tard. Les Morioris, étant pacifiques, ont été délogés facilement par les seconds arrivants. Ces deux peuples venaient peut-être des Samoa ou de Tahiti ou des îles Tonga…
 
Je tape ce texte depuis Aiowira, le lieu de ma première expérience de WWOOFER en Nouvelle-Zélande.
WWOOFER ? WOOFING ? Qu’est ce que ça peut bien être?
C’est du travail bénévole sur ferme biologique. Ca se fait aussi en France. Si vous voulez en savoir plus allez faire un tour sur le site www.wwoof.fr
Aiowira en maori signifie la "roue de la paix". C’est comme ceci que les maoris appelaient l’endroit. Aujourd’hui la “roue de la paix” est un lieu de méditation, cours de yoga, Tai Chi, conférences, etc. Pour se faire une meilleure idée, www.aiowira.org.nz , et cliquez sur “take a photo tour”.
Ici je fais un peu de jardinage, d’entretien et de cuisine 5 heures par jour, en échange des repas et d’un lit. Plutôt cool… Le WOOFING est un moyen bon marché de rencontrer les gens du pays et d’être un peu à l’écart des sentiers battus par les touristes. On apprend toutes sortes de choses. Il y a même un artisan chocolatier qui reçoit des woofers! Il va falloir que je revienne dans ce pays…

 

Le bâtiment principal du centre. Le bâtiment principal du centre.
J'allais me baigner là tout les après-midi. J'allais me baigner là tout les après-midi.

Le centre d’Aiowira est situé aux abords d’une forêt primaire dans laquelle je suis alle faire une randonnée de quatre heures. Le parc de Kauri Cascade se trouve seulement à 20 km à vol d’oiseaux d’Auckland, dans le parc national de Waitakane.

Fougères arborescentes Fougères arborescentes
Le but de la randonnée. Le but de la randonnée.

Comme dans toutes les forêts primaires. On ne peut que rester silencieux dans ce que j’aime appeler des cathédrales de verdure. Ce type de végétation est tres ancien. En visitant de tels endroits, on a l’impression d'être catapulté dans le passé.

White Pine, (Kahikatae), Podocarpus dacrydioides. L'espèce d’arbre la plus haute de Nouvelle-Zélande, 60 mètres environ. Espèce estimée avoir 110 millions d’années.

Kauri, Agathis australis  Les premiers arbres de cette espèce seraient apparus il y a 150 millions d’années. Kauri, Agathis australis Les premiers arbres de cette espèce seraient apparus il y a 150 millions d’années.

J’ai aussi mis des vidéos de Kauris, arbres majestueux, sur Facebook.
 
Le kauri est un peu l’emblème de la forêt de Nouvelle-Zélande. Il est fait d’un bois magnifique facile à travailler, léger, très solide et imputrescible. Pour toutes ses qualités le Kauri a failli disparaître complètement de la surface de la terre.. Il n’en reste plus que 2% en NZ, encore moins en Australie.
Ce parc a été créé en 1925 à la demande de naturalistes qui à partir de 1900 avaient réalisé que ces forêts allaient disparaître si l’abatage des Kauris continuait. Les Maoris avaient d’ailleurs participé au commerce du bois avec les colons en échange de nourriture, objets en métal pour l’agriculture par exemple et surtout d’armes a feu.
Le Kauri est intégralement protégé aujourd’hui.

Gardien de la  grande forêt de TIRIWA (ancetre maori) Gardien de la grande forêt de TIRIWA (ancetre maori)

Les Maoris étaient des marins intrépides qui n’hésitaient pas à s’aventurer vers l’inconnu, loin des côtes, alors qu’en Europe à la même époque, on croyait la terre plate. Ils ont baptisé la Nouvelle-Zélande “Aotearoa”, le pays au long nuage blanc.
 
Guerriers redoutables, au contraire des aborigènes d’Australie plus pacifiques et vivant encore à l’age de pierre, les Maoris connaissaient le tissage, pratiquaient l’agriculture mais aussi des guerres incessantes et très violentes entre clans. Ces guerres s’accompagnaient de cannibalisme, tortures, esclavage… c’était la norme chez eux, leurs mœurs, pas vraiment du sadisme. Et on se demande pourquoi les All blacks sont si bons en rugby?!?. A coté de ça, ils vénéraient la nature, s’identifiant comme faisant partie intégrante d’un tout.
En premier lieu, la colonisation s’est faite sur une plus longue période qu’en Australie, plus pacifiquement aussi. Mais, le 6 février 1840 a été signé le traité de “Waitangui” près de la Bay of Isles au nord-est de la Nouvelle-Zélande (c’est d’ailleurs ma prochaine destination).

“Waitangui” signifie “eaux des lamentations”. Le lieux porte bien son nom, et les Maoris se lamentent encore aujourd’hui d’avoir signé ce traité. A partir de cette date, ils ont été dépossédé de leur terre. Pour le rédiger, les anglais avaient employé des concepts inconnus et des mots intraduisibles en maori qui du coup, n’ont pas vraiment compris ce qu’ils signaient. Des lors, des guerres ont éclaté entre l’armée anglaise et les Maoris, mais c’est l’afflux d’immigrants et les maladies apportées par ces même immigrants qui ont réellement vaincu ce peuple de terribles guerriers.
 
Hier, je suis aussi allé faire une ballade à la plage, 15 minutes en voiture. J’étais accompagné de Diana, la gérante du centre d’Aiowira, de Masha, une allemande qui étudie le Northen Robin, un oiseau ré-introduit en 2005 dans une partie du parc de Waitakane et, Lalage une anglaise qui travaille ici pendant la saison d’été.
Il y a une semaine un joueur de rugby s’est noyé sur cette plage.
En tant que méditerranéen, je n’avais jamais vu des vagues aussi grosses. Impressionnant. Il y a de la vidéo sur Facebook à ce sujet

"Grosse vagues, Courants très forts, rochers glissants, falaises instables, baignades non surveillées". Au moins, on est prévenus "Grosse vagues, Courants très forts, rochers glissants, falaises instables, baignades non surveillées". Au moins, on est prévenus
Diana, Masha et Lalage Diana, Masha et Lalage

En deux mois je n’aurais jamais le temps de tout explorer. Mais, en même temps, je ne vais pas me plaindre. En fait, je commence a me rendre compte qu’une vie entière ne serait probablement pas suffisante. Il y a énormément de choses à découvrir et plus je lis de guides moins je sais ou aller. Pareil avec le woofing. Il y a plus de 1000 fermes recevant des woofers dans des endroits magnifiques. Le plus dur est de choisir lesquels. Et où aller faire du kayak? Avec ses 18000kms de côtes, plus les rivières et lacs,  il y a de quoi faire. J’ai discuté avec un néo-zélandais qui va partir avec deux autres personnes pendant 17 jours pagayer, camper, randonner dans le nord de l’île du sud… Il va vraiment falloir que je revienne par ici un jour…
Je vous passe le lien d’un carte interactive du pays qui est pas mal faite. Vous pouvez cocher les parcs nationaux, rivières etc et avoir la météo en direct live:
http://www.newzealand.com/travel/destinations/new-zealand-map/interactive_map_home.cfm
 
A partir de ce soir je serai dans un patelin du nom de Kerikeri ( il faudra vous y faire, les Maoris utilisent beaucoup de K et de W dans leur langage).
Kerikeri est situé sur la Bay of Isles. J’ai peut-être rendez-vous avec du kayak de mer la bas…
 
A plus.
Olivier.

1 commentaires

lun

05

jan

2009

Tiritiri Matangui

L’île de “Tiriti Matangui” (“l’île sous le vent” en maori) est un des projets de sauvetage écologique les plus réussis au monde. La végétation naturelle de l’île avait été éliminée pour faire place au bétail introduit par les colons anglais. Au cours des 21 dernières années, près d’un demi million d’arbre originaires de Nouvelle-Zélande y ont été plantés, favorisant ainsi la ré-introduction de 11 espèces d’oiseaux menacées d’extinction sur les deux principales îles de Nouvelle-Zélande.
Le pays n’avait, à l’origine, ni primates, ni félins, ni serpents, ni canidés sur son sol. L’endroit était donc un paradis pour de nombreuses espèces d’oiseaux uniques au monde. Et puis les choses ont brusquement changé…des prédateurs tels que les hermines, chats, chiens, gros rongeurs, possums, furets tous introduits volontairement ou involontairement par les colons, ont décimé des populations entières d’oiseaux. Les chèvres, cerfs, chevaux, ânes et autres herbivores sont aussi devenus des compétiteurs pour la nourriture dont certaines espèces d’oiseaux se nourrissaient.
Le ministère de la conservation ( Department of Conservation-DOC) a donc décidé de prendre les mesures qui s’imposaient: éliminer tous les prédateurs étrangers de certaines îles au large des côtes, plus petites, plus faciles à gérer; capturer ensuite sur l’île du nord et du sud des spécimen d’espèces en danger pour les relacher sur des îles “propres”, c’est-à- dire libres de tout compétiteurs ou prédateurs. La plantation d’arbres natifs du pays a évidement contribué a la réussite de ces opérations.

Pohutukawa (Metrosideros excelsa). L'arbre le plus vieux de l'île, mille ans. Nous sommes ici dans le peu de forêt originelle restante.

Les fleurs du même arbre qui attirent de nombreux oiseaux. Les fleurs du même arbre qui attirent de nombreux oiseaux.

Je mettrai des vidéo prises sur l'île dés que j'en aurais l'occasion.

 

Visiter Tiritiri Matangui (6kmx2km) peut se faire accompagner d'un guide. Il est demandé à tout les visiteurs de porter aux pieds des chaussures non souillées (tiens ça me rappele quelque chose!) et de vérifier que l'on ne transporte pas de rongeurs dans son sac (?).

Au départ d'Auckland... Au départ d'Auckland...
...et à l'arrivée sur l'île. ...et à l'arrivée sur l'île.

C'est une demande qui peut paraître étrange mais, une rate, portant des petits, libérée par accident sur l'une de ces îles-sanctuaires, et c'est tout le projet de conservation qui peut être mis en échec. Chiens, chats sont évidemment eux aussi interdits.
L'île de Tiritiri Matangui est donc visitable sont certaines conditions. D'autres îles ne le sont pas comme celles de Codfish et Anchor Islands qui abritent le Kakapo, le plus gros perroquet (1,6kg à 4kg), terrestre, (il ne vole pas) et nocturne au monde. Il est aussi le plus rare. Quand le programme de sauvetage le concernant a débuté, il y a environ 25 ans, il n'en restait officiellement plus que 49. Aujourd'hui leur nombre est passé à 91, preuve que le programme fonctionne, même si l'espèce est toujours considérée en grand danger d'extinction. 91, ce n’est vraiment pas beaucoup.
Parmi ceux qui lisent ces lignes, il y en a qui doivent déjà avoir entendu parler du Kakapo. N'est pas les BPJEPSIENS?

Le kakapo, Srigops habroptila (photo trouvée sur le net) Le kakapo, Srigops habroptila (photo trouvée sur le net)

Donc, le Kakapo ne vole pas, ce qui est plutôt un handicape lorsque l'on a un prédateur à ses trousses. De plus, le cycle de reproduction de cet oiseau est naturellement lent, avec une nichée tout les 2 à 5 ans. Pour couronner le tout, la nature a doté le mâle d'un appel à la femelle plutôt singulier. Il s'agit en effet d'un cri au son très grave, une sorte de "Boooumm" aux vibrations si basses qu'il est très difficile pour la femelle de localiser son partenaire dans la forêt.
 
Le dialogue entre les deux oiseaux pourrait se traduire de la sorte:
"Boooumm, viens me trouver!" dit Raymond.
"Où est-tu?" lui répond Gisele.
"Booouumm, viens me trouver!", continue Raymond.
"Ouais, d'accord, où est-tu?".
"Boouumm, viens me trouver!"
"Oui, j'ai compris, mais tu es où?".
"Boouumm, viens me chercher!".
D'accord, mais où?".
"Boouumm,...."
ETC.
Vous avouerez qu'il y a mieux comme prélude à une folle nuit d'amour, surtout si celle-ci n'a lieu que tout les 2 à 5 ans seulement.
J'ai obtenu une partie de ces infos sur le Kakapo dans le livre "Last chance to see" de Douglas Adams. Si vous maîtrisez la langue de Shakespeare, procurez-vous le, ça vaut le coup.
 
Pour en revenir à Tiritiri, voici quelques photos des oiseaux que l'on peut observer sur l'île. J'ai indique les noms en anglais, maori entre parenthèses, et en latin pour les passionnés d’identification. 

North Island Saddleback, (Tieke), Philesturnus carunculatus rufusater North Island Saddleback, (Tieke), Philesturnus carunculatus rufusater
Stitch bird, (Hihi), Notiomystis cinctia. Il n'en reste, dans tout le pays, que quelques milliers tout au plus. Stitch bird, (Hihi), Notiomystis cinctia. Il n'en reste, dans tout le pays, que quelques milliers tout au plus.
Red crowned parakeet, (Kakariki), Cyanoramphus novaezelandia novaezelandia. Red crowned parakeet, (Kakariki), Cyanoramphus novaezelandia novaezelandia.
Tui, Prosthemadeca novaezelandia novaezelandia Tui, Prosthemadeca novaezelandia novaezelandia
Little spotted Kiwi, (kiwi Pukupuku), Apteryx owenii. Little spotted Kiwi, (kiwi Pukupuku), Apteryx owenii.

Donc beaucoup de moyens et d'argent mobilisés, beaucoup d'effort de la part de nombreux bénévoles pour arriver à un résultat satisfaisant.

 

Tout ca pour dire qu'il est très facile de détruire des écosystèmes mais qu'il est ensuite long et fastidieux de les remettre en état. Même si l'on réussit, on ne peut jamais complètement recréer ce qui a été perdu.

"Extinction is forever"

 

 

Je pars dans une heure pour Swanson, un patelin au nord d'Auckland où je vais commencer à faire du woofing (travail volontaire sur ferme biologique). 2 semaines de prévues.

Je ne sais pas quand j'aurais à nouveau accés à internet, mais je vous tiendrai au courant dés que possible de mes expériences.

A plus.

Olivier.

2 commentaires

sam

03

jan

2009

Auckland, la ville facile

Bon et bien me voilà à Auckland depuis 3 jours.
Je suis logé dans un "backpacker", sorte d'auberge de jeunesse, dont j'ai trouvé l' adresse dans un magazine gratuit en arrivant à l'aéroport. Un coup de téléphone, un bus plus tard, et je me retrouve dans une grande maison, propre, confortable, bien équipée pour 11 euros la nuit en dortoir. Cuisine à disposition etc. Le "City Garden Lodge" se trouve à une demie-heure à pied du centre ville.

Les températures sont moins bouillantes ici que dans le Queensland. Auckland se trouve à peu près à la même latitude que Sydney, plus au sud donc. Températures plus agréables et surtout moins humides, 24/26 degres, mais, quitte à en faire râler quelques uns, c'est toujours T-shirts, shorts et sandales! (désolé Remi!).
La ville me fait penser à Sydney en plus petit. Tout tourne autour de la baie et des ses nombreux méandres.

La city d'Auckland. La city d'Auckland.
Le volcan éteint de Rangitoto. celui-ci était encore en activité il y a 60 ans. Plus de 50 volcans, tous éteints, parsément la baie d'Auckland. Le volcan éteint de Rangitoto. celui-ci était encore en activité il y a 60 ans. Plus de 50 volcans, tous éteints, parsément la baie d'Auckland.

Auckland est relax, pas de prise de tête, de l'espace à revendre, des restaurants, boutiques, cafés, terrasses, des voiliers, des dauphins et baleines dans son port, des parcs magnifiques font de la ville un endroit plutôt cool. De plus a voir le nombre d'activités de plein air proposées dans tout le pays (le saut a l'élastique a été crée par un néo-zélandais), il semble que les autochtones soient obligés de prendre la vie du bon coté. En fait, tout ces pays du nouveau monde, que ce soient l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Canada etc ont au moins un trait de caractère en commun : pren-dre-la-vie-du-bon-co-té. Au regard de son isolement, la Nouvelle-Zélande est loin de tout les problèmes que l'Europe, par exemple, peut rencontrer. Est-ce que l'on entend parler de ce pays autrement que par le biais des All Blacks, des moutons et de ses grands espaces naturels? (la N-Z est moitié moins étendue que la France, mais ne compte que 4,2 millions d'habitants).
Il n'y a peut-être que la question Maori et certaines pratiques industrielles ou fermières, pour noircir le tableau de la société Nouvelle-Zélandaise. Je ne connais pas assez ces sujets pour pouvoir en parler exhaustivement. Comme avec les aborigènes d'Australie ou les amérindiens aux Etats-Unis, les Maoris ont été dépossédé des leurs terres au cours de la colonisation. Une partie d’entre eux est alors tombée dans le désœuvrement, l'alcoolisme et la violence (voir à ce sujet l'excellent film "L'âme des guerriers"). Chez certains maoris il y a beaucoup de ressentiments. Il y en a même qui parlent de reprendre les armes...Durant mon séjour ici, je ferai des recherches et vous ferai part de ce que j'apprendrai sur la question Maori.
Je vous ai parle de sécheresse en Australie, Ici, l'eau ne manque pas. Rivières, cascades, lacs, bras de mer, presqu'îles, geysers, glaciers, neige en hiver, l'eau, sous toutes ses formes, est partout. Les maoris appelaient d'ailleurs leur contrée "le pays au long nuage blanc". Et de la pluie il y en a aussi pas mal, parait-il. Cette abondance, combinée a un sol volcanique riche, permet à la Nouvelle-Zélande de produire fruits et légumes en quantité et bien sur de la laine et viande de mouton. 60 millions d'entre eux paissent dans le pays. 60 millions? Peut-on parler là, de développement durable?
Ok, Auckland est cool, mais une ville reste une ville. Je pars donc demain visiter une île située à une heure et demie en bateau environ. Vous aurez peut-être deviné qu'il y a de l'écologie là dessous.
La suite au prochain numéro.
A plus.
Olivier.
0 commentaires

0 commentaires

mer

31

déc

2009

Apres 21 jours en Australie...

Je commencerai ce blog par remercier tous les amis, certains que je n'avais pas vu depuis 18 ans, de m'avoir si bien accueilli. Dans le désordre, John et Annie de Brisbane, Eric et Jo à Noosa, Emma et Derek à Nambour et bien sur Ian et Arzu à Boreen point, sans qui j'aurais sans doute passé Noël à regarder défiler les obèses du centre commercial, plutôt que de me ressourcer dans les dunes de sable du "Great Sandy National Park".
 
Je pars demain pour la Nouvelle-Zélande après 3 semaines passées en Australie. J'espère que, pour ceux qui ne connaissaient pas, les blogs précédents vous ont appris quelques petites choses a propos de cette fascinante région de la planète.
 
L'Australie est le plus ancien continent au monde, tout y est usé par le temps, à commencer par son relief. La flore ensuite avec, par exemple, la forêt tropicale du nord Queensland - véritable musée vivant - qui est la plus ancienne au  monde. C'est là que les premières plantes à fleur ont fait leur apparition sur terre. Et puis la faune, qui a évolué, loin de tout, de façon unique et parfois surprenante. Et enfin les premiers humains, les vrais australiens, les aborigènes et leur mythologie, leurs mystères, leur shamanisme, le temps du rêve...
 
C'est un continent de contrastes ou une énergie plusieurs fois millénaire croise la modernité avec des résultats tantôt positifs, tantôt négatifs.
 
J'avais quitté ce pays fin 2002. EN 6 ans, Brisbane a beaucoup évolué, pas vraiment dans le bon sens d'ailleurs. La Sunshine Coast, aussi, s'est beaucoup développée. Plus de monde, plus de routes, plus de voitures, plus de lotissements, pour plus de pas grand chose au final. Et ça va très vite...
 
Partout sur la planète, les espaces naturels et sauvages disparaissent comme neige au soleil. Pendant encore combien de temps? Et à quel prix?
 
Les écosystèmes australiens ont beaucoup souffert de la colonisation. On pourrait dire que l'Australie est un désastre écologique. C'est le continent qui a perdu le plus d'espèces de mammifères au monde durant les 200 dernières années. Des forêts primaires ont, en quelques années, complètement disparues. Et ça continue hélas, notamment en Tasmanie.
 
Et pourtant - toujours ce contraste - grâce à sa superficie (15 fois la France) et à sa faible densité de population (20 millions d'habitants environ), l'Australie sauvage a encore de beaux jours devant elle.
 
A mes yeux, un lieu comme le "Great Sandy National Park" vaut tout l'or du monde de par sa beauté, son immensité et l'énergie pleine de sérénité qu'il émet.
 
La nature ne ment jamais, elle va toujours à l'essentiel. Elle prend son temps pour vous conter ses secrets. Pour les entendre il faut faire preuve d'humilité et de patience. Et puis, tout doucement, on se rend compte que l'on est pas seul mais, que l'on fait parti d'un tout. On réalise alors, comme l'a si bien dit Amma, que c'est la nature qui prend soin de nous et non le contraire.
 
Je partagerai avec vous encore un peu de ce monde sauvage dans mes prochains blogs. Ce sera depuis la Nouvelle-Zélande. Je crois que, là-bas aussi, la nature a beaucoup de choses à nous dire...
 
A bientôt.
Olivier. 

Lake McKenzie, Frazer Island Lake McKenzie, Frazer Island
1 commentaires

lun

29

déc

2009

Developpement durable aux antipodes.

Dans le blog précédent, je vous ai parlé des voisins de Ian et Arzu que j'avais rencontré sur la rivière Noosa.

 

Notez a droite l'arbre de Noel. Notez a droite l'arbre de Noel.

Charly et Ada sont sensibles à la cause écologique. Ils se sont inscrits au programme "smart living home" mis en place par le conseil regroupant plusieurs communes de la Sunshine Coast. Ce programme consiste à faire de sa maison une habitation la plus écologique possible. Eau, énergie, déchets, transports sont pris en compte.
J'ai jeté un rapide coup d’œil sur le site www.livingsmarthomes.net.au C'est une bonne initiative bien qu'assez basique, il me semble. Charly et Ada sont allés bien au delà des critères de base de ce plan pour faire de leur maison un modèle écologique. Il me disent par exemple qu'ils ne consomment que 3,5 à 4 kw/h par jour en moyenne sur l'année, pour une maison de plus de 100 m2, plus l'atelier de ferronnerie de Charly qui travaille sur place. Les panneaux solaires sont omniprésents et trois réservoir d'eau de pluie fournissent l'eau nécessaire (robinet, douche, machine à laver etc). 

 

Ils font aussi attention à leur manière de se déplacer ainsi qu'à la fréquence de ces déplacements. Un jardin potager bio communal a été mis en place. Ce sont des petites initiatives qui peuvent faire la différence. Il y a encore beaucoup à faire mais je trouvais que ça valait la peine de vous en parler.

Plaque délivrée par le conseil communal créateur de ce plan. Un inspecteur visite la maison et, a chaque conditions remplies, délivre une feuille correspondant à chaque catégories: eau, déchets, transports, énergie. Cette plaque est fixée prés de l'entrée de la maison ou sur un endroit bien visible afin d'inciter le voisinage à en faire de même.

 

Voilà, je terminerai avec une dernière photo prise devant leur maison: son exact position géographique...on est bien loin de la France...
A plus.
Olivier.

0 commentaires

jeu

25

déc

2008

Noël, soleil, sable, seul au monde et...requins!

Je suis revenu ce matin de 3 jours de folie naturaliste dans le parc national de Cooloola. J'ai donc passé le réveillon de Noël et une partie du 25 décembre en pleine nature. J'espère que les fêtes se sont bien passées pour vous tous.
 
De mon coté, je n'ai pas à me plaindre. Je crois que vous tomberez d'accord avec moi en lisant les lignes qui suivent.
 
Je suis donc parti le matin du 22 décembre, direction le nord, vers la section supérieure de la rivière Noosa. J'ai d'abord pagayé 5 à 6 km sur le lac Cootharaba dans lequel se jette la rivière. Pas mal de vent de face venant du nord, vent apportant chaleur et beau temps. N'oubliez pas, nous sommes dans l'hémisphère sud! 

Le lac Cootharaba est une flaque d'eau saumâtre d'une profondeur de 3 mètres à 0,20m. Une grande flaque puisque elle couvre une étendue de 10X15 km environ. Ce lac fait partie d'un vaste système de dunes, sources, plages, cours d'eau, îles continentales où le sable est omniprésent. Le tout a été déclaré parc national sous le nom de "Great Sandy National Park" et s'étend sur 180km de long et 40km de large environ. "Great Sandy national park" pourrait se traduire par "parc national grand et sableux". Il y a en effet ici plus de sable que dans tout le désert du Sahara!
Frazer Island, située à l'extrême nord de ce parc national est la plus grande île de sable du monde (120km de long X 30km de large).
Le "Great Sandy national park" est un paradis pour les naturalistes. L'immensité du lieu et le peu d'humain que l'on y rencontre, vous donne l'impression d'être seul au monde. C'est l'un des plus beaux endroits que j'ai eu, à maintes reprises, la chance d'explorer.
J'insère une carte du tout pour vous aidez à vous situer. Vous pouvez zoomer et vous déplacer sur la carte, Je suis parti du lac situé au nord-ouest de Noosa Heads. En zoomant vous trouverez Boreen Point, mon point de départ.

Je me suis ensuite engagé sur la rivière Noosa, l'un des plus beaux endroits ou aller faire du canoé/kayak en Australie. Les mots ne pouvant pas vraiment traduire l'atmosphère du lieu, j'ai a nouveau mis quelques vidéos sur mon mur Facebook.
Apres avoir pagayé 5 heures environ, je suis arrivé au premier site de camping que j'avais pris soin de réserver avant de partir. 2.20 euros par nuit pour un emplacement de tente, pas d'eau courante, pas d'électricité, feux interdits, des toilettes sèches et personne d'autre que moi. Les seuls accès se font par canoé/kayak ou à pied. Il y a une piste pour 4X4 fermée au public, puisque réservée aux garde-forestiers (rangers).

A vendre: Propriété les pied dans l'eau, accés uniquement par la rivière ou à pied, voisin peu bruyants, toilettes séparés, ponton d'amarrage. Pour amoureux de la nature uniquement. Renseignements auprés de l'auteur de ce blog.

J'étais donc seul au monde. Enfin pas tout à fait, j'ai rencontré peut-être 6 à 8 personnes sorties de nulle part sur les 3 jours que j'ai passé là-bas. Nous sommes au début de l'été, pas loin de Brisbane sur la côte est de l'Australie qui est la côte la plus peuplée du pays, les vacances de Noël sont l'équivalent de nos mois de juillet et août, et pourtant personne!
 
Dés que la nuit tombe, le vent en fait de même et la surface de l'eau se transforme en miroir.

La nuit, l'eau est si calme que l'on n'ose la déranger. Si calme que le ciel étoile se reflète parfaitement sur la rivière. Si j'avais eu un trépied, j'aurais aimé, par le biais d'une photo, partager cela avec vous...

 

Le silence est total... Le silence est total...

Le lendemain matin tres tôt, je suis parti pour une randonnée de deux heures aller/retour vers le sommet de la grosse colline qui, pour résumer, sépare l'océan Pacifique de la rivière Noosa. Le but de cette rando sont des bancs de sable que l'on peut voir depuis Boreen Point. 

Chemin qui mene au sommet de la crete sableuse. Chemin qui mene au sommet de la crete sableuse.

Sur place, j'ai pu découvrir un panorama grandiose qui se trouve être aussi en vidéo sur Facebook.

Au loin sur le lac de gauche se trouve Boreen Point, mon point de départ. Au loin sur le lac de gauche se trouve Boreen Point, mon point de départ.

J'ai aussi découvert pas mal de trace d'animaux sur le sable.

Sur la droite, traces de wallabies, kangouroux plus petits, mieux adaptés à la forêt et au déplacement en pente. Au milieu de la photo, traces d'oiseaux. Plus loin j'ai aussi vu des traces de dingos, le chien sauvage australien. Sur la droite, traces de wallabies, kangouroux plus petits, mieux adaptés à la forêt et au déplacement en pente. Au milieu de la photo, traces d'oiseaux. Plus loin j'ai aussi vu des traces de dingos, le chien sauvage australien.

La faune est donc bien présente mais, comme la plupart des cas en
Australie, elle est nocturne. On la comprend quand on expérimente les chaleurs écrasantes qui règnent ici. A 8h30 du matin, il fait déjà 30/32 degrés. Le soleil est brûlant. Si vous pensez que l'Espagne ou le Maghreb sont des régions chaudes, vous n'avez pas idée de l'intensité du soleil australien. C'est d'ailleurs dans ce pays que l'on recense le plus de cancer de la peau au monde...
Pour continuer avec la faune, au cours du deuxième jour de kayak, j'ai eu la chance de croiser un goanna (Varanus gouldii), en train de traverser la rivière à la nage.

Ce varan devait mesurer un peu plus d'un mètre de long, Il est allé ensuite se sécher sur un arbre. Toujours pour ceux qui peuvent se connecter à Facebook, j'ai ajouté une petite séquence vidéo de cet épisode.
Le varan est complètement inoffensif envers l'homme, en revanche, le Bull-Shark (Carcharhinus leucas) est apparement présent dans les eaux du lac et même dans celles de la rivière Noosa. Il s'agit là d'un animal qui peut s'attaquer à l'homme. Pour plus d'infos  http://animals.nationalgeographic.com/animals/fish/bull-shark.html

Panneau a l'attention des visiteurs des toilettes sèches... Panneau a l'attention des visiteurs des toilettes sèches...
..et de la station des rangers. ..et de la station des rangers.

Pourtant, après en avoir parlé avec les voisins de Ian et Arzu, que j'ai rencontré sur la rivière, je suis quand même allé me baigner depuis le ponton d'amarrage du camping où j'ai passé ma deuxième nuit.

Il n'y a jamais eu d'attaque sur l'homme dans ces eaux. Il vaut mieux ne pas se baigner lorsque le temps est couvert. Il y a alors une mauvaise visibilité dans l'eau et, l'animal n'ayant pas une bonne vue, pourrait confondre une jambe avec ses proies habituelles. Il faisait beau ce jour-là, j'en ai donc profité. L'eau devait être à 28 degrés, à peine de quoi se rafraîchir. J'ai appris par la suite qu'au milieu de l'été, la température de l'eau peut monter jusqu'a 38. Un peu comme l'eau de son bain mais avec les requins en plus!

Exemple de toilettes sèches mis à disposition par le service des parc nationaux à l'attention des campeurs.

Voilà on arrive à la fin de cet épisode. Encore quelques photos, prises le dernier jour sur le lac Cootharaba au retour.

 

Pelicans australiens (Pelecanus conspicillatus) Pelicans australiens (Pelecanus conspicillatus)
Bel orage tropical en préparation à l'horizon. Bel orage tropical en préparation à l'horizon.

Merci à toutes et à tous pour vos mots gentils. Cela m'encourage à continuer à partager avec vous mes expériences. Dommage pour les accents et cédilles manquants. Une fois rentré en France j'essaierai de remédier à ça.
Je vais essayer de vous envoyer 2 blogs supplémentaires avant de partir le 1 janvier pour la Nouvelle-Zélande.
A plus.
Olivier.

0 commentaires

lun

22

déc

2008

Sablier dans la douche et le sang de la vie...

Ce que j'ai oublier de mentionner dans le blog précédent, c'est la présence d'un sablier ventousé sur le carrelage de la cabine de douche chez Ian et Arzu. 

La commune de Boreen Point les a distribué gratuitement à ses habitants afin de les aider à se souvenir de ne pas prendre de douche plus longues que 4 minutes. Pas mauvaise idée. Il faut dire que l'eau, le sang de la vie, revêt un aspect plus que précieux sur le continent le plus sec au monde après l'antarctique. Il y a un an le réservoir d'eau de Brisbane (1 million d'habitants) n'en était plus qu'a 16% de sa capacité. C'est mieux aujourd'hui avec 46% mais les restrictions sur l'utilisation de l'eau (140 litres par jour, par personne) sont toujours en vigueur.
Pour tenter de remédier à ce problème, une station de désalinisation est en projet dans le but de fournir l eau nécessaire au développement à grande échelle de la ville de Brisbane. J ouvre une parenthèse (Les économistes sont une catégorie à part de l espèce humaine. Ils considèrent le "toujours plus" comme la priorité sans tenir compte de paramètres essentielles à la vie sur terre. Par exemple eau potable, terre cultivable et même air respirable ne font pas partie de leurs calculs. Tant que ces gens là, associés aux personnes qui nous gouvernent, n’auront comme but que le profit, et uniquement le profit, surtout le leur, les conditions de vie sur terre continueront à se dégrader. Cela  peut paraître un raisonnement simpliste, mais comment continuer à exploiter indéfiniment une planète de cette manière? Une planète ayant des ressources limitée. Surtout si en ce faisant on ne prends pas en compte ce qui nous permet de respirer, de s’abreuver et de se nourrir sainement. fin de la parenthèse).
Je suis en train décrire ces lignes depuis la maison de Ian.

Ce qui est intéressant, c’est de voir les gens d'ici laisser traîner leurs affaires dans la garage grand ouvert ou tout autour de la maison. Canoë, machine à laver, matériel de camping etc. Quand Ian et Arzu s absentent quelques heures, ils ne ferment pas la maison. Peut-être est-ce du à la sérénité qui règne par ici. Dans les grandes villes, c’est évidement différent...
Bon là, c’est le départ pour 3 jours de canoë, camping et d’immersion dans une nature sauvage.
Dés que je le pourrai, je vous raconterai tout ça dans le prochain blog.
1 commentaires

1 commentaires

sam

20

déc

2008

Oiseaux réveil-matin, sérénité et kayaks...

Après un peu plus d'une semaine passée à Brisbane, le temps pour moi de régler le décalage horaire et de remettre mon compte en banque australien en route, je pars pour la bien nommée Sunshine Coast, Noosa et le parc national de Cooloola situés 150 km au nord de Brisbane. Je vais y retrouver Ian mon meilleur ami australien et sa petite famille, Arzu sa femme et Kaya leur petit garçon.
Ian, je l'ai rencontré en Tasmanie où nous avons travaillé ensemble comme guides naturalistes, il y a bientôt 10 ans.
Doté d'un humour pince-sans-rire très développé et amoureux de la nature, Ian et moi nous entendons bien et avons gardé contact depuis.
Il y a maintenant 2 ans qu'il est marié à Arzu. Ils ont un petit garçon de 15 mois, Kaya, surnommé "little man".
Ian travaille maintenant à soigner des personnes atteintes du syndrome de fatigue chronique.  Cette manière de soigner les dépressions, l'anxiété, panique, culpabilité, TOC... est peu connue en France. Pour plus de détails, voir le site (en anglais) www.lighting process.com. Il écrit aussi de temps à autre des articles traitant de la relation enfants-nature pour différents magazines australiens. Quel sera le rapport que les prochaines générations entretiendront avec le monde de la nature?
Quant à Arzu, après avoir tenu le poste de chef marketing pour OXFAM Angleterre pendant plusieurs années, elle s'occupe a plein temps de son petit garçon.

Ian, Arzu et Kaya. Ian, Arzu et Kaya.

Au lendemain de mon arrivée chez eux, j'ai été réveillé à 4h30 par les oiseaux. Ca fait un peu tôt, mais en même temps, il y a pire comme réveil-matin.
Un chapitre entier ne serait pas suffisant pour décrire la faune aviaire australienne. Pour résumer, je dirais qu'ils sont nombreux colorés et surtout ... bruyants!

King Parrot King Parrot
White Cockatoo, très bruyant! White Cockatoo, très bruyant!

Laughing Kookabura ou Kookabura rieur. Le plus gros Martin-Pêcheur du monde. Très bruyant lui aussi. Si vous voulez savoir pourquoi on l'appelle "rieur", allez faire un tour sur mon mur Facebook, il y a une nouvelle vidéo. Poussez le volume, ça vous donnera une idée de l'ambiance tôt le matin.

 

Apres ce réveil forcé, je suis allé me promener dans le quartier avant que le reste de la maison ne se lève. Et là, au petit matin, j'ai enfin retrouvé deux des aspects que j'aime le plus ici: la sérénité et l'énergie que peut dégager la nature dans ce pays.  Une énergie millénaire, presque palpable, difficile à décrire avec des mots. Comme le soleil se lève, on a doucement l'impression que l'on a l'éternité devant soi. J'écris ces lignes depuis les rives du lac Cootharaba qui borde le parc national de Coolooba (noms aborigènes).

Ian et Arzu vont partir une semaine a l'occasion des fêtes de Noël et m'offre leur maison et un de leur kayak pour aller explorer le lac, la rivière Noosa e ses méandres. Difficile de refuser une telle proposition!
 
A la tombée de la nuit, Ian et moi sommes d'ailleurs allés pagayer sur l'une des innombrables criques qui entourent le lac Cootharaba.

Si vous le pouvez, allez faire un tour sur Facebook. Il y a une nouvelle vidéo à ce sujet.
 
Et tout ceci n'est qu'un avant-goût de ce qui s'annonce pour les prochains jours...
2 commentaires

2 commentaires

mer

17

déc

2008

Des bidochons australiens kitch et mes chaussures de randonnées nettoyées par les douanes australiennes...

26 heures plus tard, je décolle pour Brisbane, capitale du Queensland, premier vrai stop de ce voyage.
26 heures peuvent paraître longues mais, comme je le disais dans le blog précédent, il est difficile de s'ennuyer dans cet aéroport. J'ai quand même fini par louer une chambre au "Transit Hôtel" pour 20 euros incluant l'utilisation de la piscine et de la salle de gym de l'aéroport.
Durant le vol de 8 heures vers Brisbane, les hôtesses nous ont demandé de remplir un formulaire dans lequel nous devions déclarer, sur l'honneur, ne pas transporter de nourriture ou toutes autres matières organiques pouvant introduire des maladies, virus etc dans le pays.
Les chaussures de randonnées que j'avais porté à la ferme du Plessis, juste avant de quitter la France, étaient couvertes de boue. J'avais eu la flemme de les nettoyer avant de partir. A la question correspondante, j'ai donc déclaré que les chaussures dans mon sac à dos étaient crottées. Du coup, après avoir atterri à Brisbane, un agent des douanes m'a aidé à les brosser, elle la gauche, moi la droite en m'expliquant que la terre apportée d'un autre continent pourrait éventuellement contenir des graines, bactéries, insectes étrangers qui, une fois déposés en Australie, pourraient coloniser/contaminer le pays. Ca paraît un peu paranoïaque, mais il est vrai que les écosystèmes australiens ont énormément souffert à cause des plantes, insectes et animaux qui y ont été introduits, le plus souvent volontairement, par le colonisateur anglais. 
1 heure après ce brossage de chaussures, je me retrouve chez des amis australiens, dans une des nombreuses banlieues de Brisbane. Je serai logé chez John et Annie jusqu'à mon départ pour la Nouvelle-Zélande.
Et à partir de maintenant, c'est T-shirt, short et tongs...
A deux pas de chez John et Annie, se trouve un énorme centre commercial comme il en pousse dans chaque banlieue des Etats-Unis ou du Canada ou d'Australie. Ces temples de la consommation agissent comme un aimant pour toute une faune de bidochons.

Ca déambule. Ca déambule.
Besoin de sucre? Besoin de sucre?
Famille... Famille...

Des grands, des petits, des longs, des courts, des mâles, des femelles, des familles et leur progéniture...presque tous en surpoids ou carrément obèses, consommateurs à tout va, esclaves de la bagnole...

Hhmmm Donuts... Hhmmm Donuts...
Le surpoids s'explique peut-être par cela... Le surpoids s'explique peut-être par cela...
...ou encore ceci. ...ou encore ceci.
C'est appétissant toutes ces jolies couleurs. C'est appétissant toutes ces jolies couleurs.

Comme aux Etats-Unis et pratiquement dans tout les pays riches, l'obésite gagne du terrain. Dans un pays comme l'Australie, il faut ajouter à la consommation de sucre celle de l'alcool qui n'est pas en reste. Nous n'en sommes pas encore là en France, mais chez les enfants ca commence a y ressembler.

Encore quelques specimen... Encore quelques specimen...
Et pour finir la gagnante du concours... Et pour finir la gagnante du concours...

Pendant un moment, j'ai cru qu'il y avait une conférence de gros organise dans le coin. Je jure que je n'ai passé qu'une demie heure à prendre des photos. Pas besoin de chercher les obèses, ils viennent vers vous...j'étais descendu dans ce centre commercial pour acheter un short, inutile de vous dire que j'ai pas mal galéré pour trouver ma taille...Je me moque mais en même temps, je souhaiterai que ces gens  puissent se prendre en main.
On dit qu'il faut de tout pour faire un monde. Pourtant en me retrouvant au milieu de toute cette faune, je me suis senti mal à l'aise. J avais oublié cet aspect de l Australie blanche, à savoir la grosse bouffe (viande-sucre-alcool), la consommation effrénée de certains (voiture-objets inutiles etc) pour compenser le manque de culture propre à ce pays.
 
Heureusement en sortant, j ai retrouvé des oiseaux, beaucoup
d oiseaux même, sur le parking du centre commercial. Ouf! il n y a pas que des bidochons kitch en Australie. Pour ceux qui voudrait s’en faire une ide, j ai téléchargé des vidéos de ces oiseaux sur Facebook. Si vous y êtes inscrit allez, y faire un tour. Ca vaut le coup rien que pour les couleurs...

Oui, heureusement qu ils étaient là ces oiseaux. Ca m'a rappelé que de la nature, il y en a encore beaucoup dans ce pays. Et ça, c'est ce que je partagerai avec vous dans mes prochains blogs...   

2 commentaires

mar

09

déc

2008

Lundi 8 décembre 2008, c'est parti pour les antipodes!

Je viens de passer un week-end (6 et 7 décembre) enrichissant à la ferme du Plessis, près de Chartres. Week-end au cours duquel a été lancé le projet BABEL (Bois, Abeilles et Biodiversité pour une Ecologie Locale). Avec de nombreux bénévoles, j'ai participé à la plantation d'arbres et à la préparation d'un jardin potager bio avec du Bois Raméal Fragmenté (BRF). Sans faire de prosélytisme, je ne peux que conseiller à ceux qui cherchent un juste milieux entre écologie, spiritualité et valeurs humaines, de s'intéresser à ce personnage si particulier qu'est Amma. Tout du moins de visiter le site de greenfriends www.greenfriends-france.org afin de comprendre un peu mieux ce qu'est le projet BABEL. Peut-être y trouverez-vous des réponses à vos questions. Si vous en avez la possibilité, essayez de participer à l'une des actions de Greenfriends, vous ne le regretterez pas...Vous y rencontrerez des personnes profondément impliquées dans l'écologie et ayant la tête bien sur les épaules. Vous entendrez parler de cette association dans le futur, c'est du sérieux.
 
Me voilà maintenant, en ce lundi 8 décembre au soir, à l'aéroport Charles de Gaulle en train d'attendre mon avion. Je ne suis d'ailleurs pas sûr de partir ce soir, n'étant pas prioritaire avec le billet que mon frère Marc, naviguant chez Air France, m'a obtenu...Si l'avion est plein, je devrais reporter mon départ au prochain avion, c'est-à-dire 24 heures plus tard...
 
...les choses se sont plutôt bien passées, puisque j'écris ces lignes depuis l'aéroport de Singapore où je suis arrivé il y a quelques heures déjà. Encore 18 heures à attendre avant de m'envoler pour l'Australie. Je vais passer mon temps dans cet aéroport qui se trouve être une véritable ville. Restaurants et boutiques que l'on trouve habituellement dans ce genre d'endroits sont présents, mais aussi salle de gym, cinéma, piscine, salle de massage, internet gratuit, chambres d'hôtel individuelles etc font probablement de l'endroit le meilleur aéroport du monde quand on a du temps à perdre en transit. Ce qui se trouve être mon exacte situation en ce moment même.
 
Pour résumer, je suis ici bien loin de la spiritualité verte qui règne à la ferme du Plessis que je mentionne plus haut.
 
Voila, je vais aller me coucher. La prochaine fois, je devrais avoir la possibilité de mettre quelques photos et peut-être même de la vidéo sur Facebook. Ca se fera depuis l'Australie... 

Un petit pommier en terre... Un petit pommier en terre...
Quel arbre va-t-on choisir? Quel arbre va-t-on choisir?
Epandage de BRF. Epandage de BRF.
A Singapore aussi c'est Noêl... A Singapore aussi c'est Noêl...
Scènes d'aéroport... Scènes d'aéroport...
...ca en écrase... ...ca en écrase...
...on continue... ...on continue...
...faites de beaux rêves... ...faites de beaux rêves...
2 commentaires

Bientôt le départ!

Bon ce site est un prototype, je ne maîtrise pas encore bien l'outil. Si vous naviguez dessus, vous verrez que je n'ai pas tout complété, les photos etc

Eehh oui, dans un mois environ, je serai parti pour la Nouvelle-Zélande. Le BPJEPS (Brevet Professionel Jeunesse Education Populaire et Sportive) approfondissement environnement est terminé. Au revoir Grasse et la Côte d'Azur, Clans et l'arrière pays nicois. Bonjour les blancs moutons et les All Blacks. Au revoir les formateurs de Planète Sciences Méditérannée. A bientôt, étudiants, étudiantes en BPJEPS comme moi. Je vous tiendrai au courant de mes pérégrinations au moyen de ce site que je viens de créer. Ce sera un bon moyen de garder le contact.

Amandine, si tu ne peux pas venir avec moi, je penserai à toi et je te ramènerai du "Dark and Stormy", ce fameux mélange australien de soda au gingembre et de rhum.

Cela fait longtemps que je pense aux antipodes. Pour être plus précis, que j'y repense, puisque j'ai vécu en Australie une douzaine d'années. Je suis toujours tout seul, pas d'attache, pas de famille, pas d'enfants (en tout cas, je ne crois pas!), alors pourquoi ne pas partir? J'ai des amis à revoir en Australie et mon frère, chef de cabine chez Air France, peut m'obtenir un billet d'avion pour pas cher du tout. C'est-à-dire à 10% du prix normal. Dans ces conditions, pourquoi s'en priver?

Je ne manquerai pas de calculer le dioxide de carbone dégagé au cours d'un tel voyage avec www.actioncarbone.org afin de financer, par exemple, la plantation d'arbres qui en poussant compenseront  les dits gaz à effet de serre produits. Pour 7503 kgs de dioxide de carbone relachés dans l'atmosphère sur un vol Paris/Sydney aller et retour avec une escale à Singapour, il est calculé par ce site qu'il faudrait verser 150,06 euros soit après réduction d'impôts 51,02 euros.

Si mes explications ne vous paraissent pas très claires, allez faire un tour sur le site nommé plus haut.

Enfin tout ça pour dire qu'en décembre, votre serviteur sera peut-être en train de faire du kayak de mer la-bas très loin, un peu à la manière de la photo de gauche...

 

Pour toute question sur l'utilisation de Jimdo, n'hésitez pas à consulter notre rubrique aide ou à nous contacter par e-mail à support@jimdo.com!

Connectez-vous et entrez dans le monde de Jimdo!

 

Important:Lors de votre première connexion, pensez à accepter la charte de confidentialité et les conditions d'utilisations, en cochant la case au-dessus de la zone où entrer votre mot de passe.